lundi 20 novembre 2017 / Mali

kidal patrouilleLe Directeur de la Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République, Racine Thiam, a, à la faveur de son traditionnel rendez-vous mensuel avec la presse, annoncé que l’Etat malien sera bientôt déployé dans la région de Kidal où ne flotte plus le drapeau tricolore depuis la débandade de l’armée malienne de mai 2014. C’était à la Maison de la Presse, mardi 4 octobre dernier.

Toutes les conditions sont réunies pour ce faire. Malgré le ton qui a semblé peu diplomatique, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Paul Folmsbee, a souhaité quelques jours plus tôt que l’Etat malien soit présent sur toute l’étendue du territoire. La France, à travers son chef de l’Etat, François Hollande, qu’IBK a rencontré à l’Elysée lors de son séjour privé de la semaine dernière a assuré le président malien du souhait de l’Etat français et son armée d’aider le Mali à recouvrer l’entièreté de son intégrité territoriale ; signifiant du coup que la France ne constitue pas ou plus un obstacle au retour de l’Etat malien à Kidal.
A en croire Racine Thiam, la dernière Assemblée Générale des Nations-Unies à New-York et à laquelle a pris part le chef de l’Etat malien, a été l’occasion pour le Mali de convenir avec ses partenaires de certains détails quant à l’instauration de l’autorité de l’Etat malien sur l’ensemble de son territoire.
Même si les derniers événements à Kidal et autour inquiètent et menacent dangereusement me processus de paix en cours, il semble évident que les principaux acteurs sont d’avis que seul le retour de l’Etat et des services sociaux de base, dont l’école et les services de santé, pourra permettre d’accélérer les choses. Aucun calendrier n’est pour le moment arrêté et, dans les coulisses, l’on annonce un voyage du chef de l’Etat dans cette cité devenue depuis « interdite » à tout symbole de l’Etat malien et en proie à un conflit entre communautés ifoghas et imghads originaires de la région.
Aly Enéba Guindo


Source: L'Enqueteur

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