lundi 25 septembre 2017 / Mali

1 armee drapoHier, la route reliant Tombouctou à Goundam a enregistré une nouvelle attaque. Une escorte du GTIA Elou des FAMAS à Goundam a été attaquée. L’accrochage a eu lieu entre Acharane et Tintellout à environ 35 km de Tombouctou, le matin vers 8h 30mn.

1 onu soldierDeux Casques bleus de l’ONU au Mali, un civil et un militaire maliens ont été tués en moins de 24 heures dans le nord du pays, ont annoncé mardi la Mission des Nations unies (Minusma), une source militaire et des habitants.

nord maliLa localité de Boni (90 Km de Douetza) n’est plus aux mains des groupes armés, qui l’ont occupé, dans la journée du jeudi au vendredi après que les éléments de l’armée et de la gendarmerie (présents sur place) se soient repliés un peu  plus au sud, sur Sévaré.

kidal patrouilleUn an après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, en juin 2015, il est devenu très difficile pour certains groupes armés de maintenir intact leur cohésion. Les divergences d’intérêts et/ou les querelles de positionnement, dans la perspective du cantonnement, provoque colère, frustration et divorce au sein de ceux qui ont mené bataille ensemble, pour tenter de jeter les jalons d’une fantomatique République de l’Azawad.

Diversement appréciée, la signature de cet accord a, peut-on ainsi dire, semé les germes d’un divorce au sein des indépendantistes. Le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) incarne aujourd’hui cet état de déconfiture au sein de la horde de groupes (armés) qui se sont attaqués contre les symboles de l’Etat central. Avec fracas, deux cadres et non des moindres, Moussa Ag Acharatoumane et Assalat Ag Habi, ont annoncé leur départ de ce mouvement (MNLA) par lequel le Mali a sombré dans la pire crise de son histoire, en mars 2012.

rebelles mnla mouvement national liberation azawad camp repos kidal2000. C’est le nombre de combattants islamistes ayant rejoint le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), à Kidal, pour l’appuyer  dans son combat fratricide face au Gatia, proche d’El Hadj Gamou. En attendant la reprise des hostilités entre les parties en belligérance, ces islamistes venus essentiellement de Libye et d’Algérie essaiment les rues de la capitale de l’Adrar que les civils tentent de fuir.

capitaine ag tbkt« Hamata Ag Oumalha n'a jamais été rebelle. Il est depuis 1975 de service militaire malien et il n'a jamais trahi sa patrie malgré les circonstances. Aujourd’hui, il est assassiné par un inconnu pour une raison inconnue. Paraît simplement qu'il était recherché par Aqmi. », s’écrie un proche du Capitaine Hamata Ag Oumalha, assassiné dimanche soir devant son domicile situé au quartier d’Hamabangou de Tombouctou.

kidal patrouilleDe sources locales, les combats ont repris, samedi 30 juillet à Kidal, entre les groupes armés du Gatia et de la Coordination des Mouvements de l’Azawad.

Gamou Après les affrontements de Kidal de la semaine dernière entre groupes rivaux, un calme précaire règne dans la ville et dans sa périphérie, où au moins deux civils ont été tués par des hommes armés ce mardi. Face à cette situation, le Comité de suivi des accords d’Alger, mais surtout la mission de l’ONU au Mali (Minusma), multiplie les efforts pour éviter de nouvelles violences. C’est ainsi que le général Gamou, chef du Gatia, est arrivé dans la capitale malienne.

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