lundi 24 juin 2019 / Mali

kidal patrouilleUn an après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, en juin 2015, il est devenu très difficile pour certains groupes armés de maintenir intact leur cohésion. Les divergences d’intérêts et/ou les querelles de positionnement, dans la perspective du cantonnement, provoque colère, frustration et divorce au sein de ceux qui ont mené bataille ensemble, pour tenter de jeter les jalons d’une fantomatique République de l’Azawad.

Diversement appréciée, la signature de cet accord a, peut-on ainsi dire, semé les germes d’un divorce au sein des indépendantistes. Le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) incarne aujourd’hui cet état de déconfiture au sein de la horde de groupes (armés) qui se sont attaqués contre les symboles de l’Etat central. Avec fracas, deux cadres et non des moindres, Moussa Ag Acharatoumane et Assalat Ag Habi, ont annoncé leur départ de ce mouvement (MNLA) par lequel le Mali a sombré dans la pire crise de son histoire, en mars 2012.

rebelles mnla mouvement national liberation azawad camp repos kidal2000. C’est le nombre de combattants islamistes ayant rejoint le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), à Kidal, pour l’appuyer  dans son combat fratricide face au Gatia, proche d’El Hadj Gamou. En attendant la reprise des hostilités entre les parties en belligérance, ces islamistes venus essentiellement de Libye et d’Algérie essaiment les rues de la capitale de l’Adrar que les civils tentent de fuir.

capitaine ag tbkt« Hamata Ag Oumalha n'a jamais été rebelle. Il est depuis 1975 de service militaire malien et il n'a jamais trahi sa patrie malgré les circonstances. Aujourd’hui, il est assassiné par un inconnu pour une raison inconnue. Paraît simplement qu'il était recherché par Aqmi. », s’écrie un proche du Capitaine Hamata Ag Oumalha, assassiné dimanche soir devant son domicile situé au quartier d’Hamabangou de Tombouctou.

kidal patrouilleDe sources locales, les combats ont repris, samedi 30 juillet à Kidal, entre les groupes armés du Gatia et de la Coordination des Mouvements de l’Azawad.

Gamou Après les affrontements de Kidal de la semaine dernière entre groupes rivaux, un calme précaire règne dans la ville et dans sa périphérie, où au moins deux civils ont été tués par des hommes armés ce mardi. Face à cette situation, le Comité de suivi des accords d’Alger, mais surtout la mission de l’ONU au Mali (Minusma), multiplie les efforts pour éviter de nouvelles violences. C’est ainsi que le général Gamou, chef du Gatia, est arrivé dans la capitale malienne.

BarkhaneDans le nord du Mali, les forces françaises de l'opération Barkhane déployées dans le Sahel poursuivent leurs opérations de lutte contre le terrorisme et les jihadistes. Sur les trente derniers jours, les militaires ont permis de déjouer plusieurs attaques, notamment à Gao où ils sont intervenus dans un domicile privé.

Mahmoud Barry alias Abou YehiyaDe sources sécuritaires, l’imam Mahmoud Barry alias Abou Yehiya, leader de la Katibat Ancar-Dine du Macina à été arrêté par des éléments de la sécurité d’Etat du Mali (DGSE) entre Nampala et Dogofri.

sadouTrès en verve lors de la conférence de presse des leaders de l’opposition malienne, le Maire de Gao, Sadou Harouna Diallo regrette que le mandat de la Minusma ne lui permette pas de protéger les populations civiles

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