Sur instruction du Président de la transition, le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga a reçu le mardi 27 mars 2023, dans son cabinet, le ministre de l’Economie et des Finances, Alfousseni Sanou et celui en charge des Domaines de l’urbanisme et des affaires foncières, Bréhima Kaména. L’objectif de cette rencontre était de remercier de vive voix les soldats de l’économie pour le dépassement des objectifs de recettes de l’exercice budgétaire de 2022. Grâce à la mobilisation de prés de 2.000 milliards de F CFA par les services de l’assiette, le Mali a pu déjouer les pronostics de l’embargo de la CEDEAO contre notre pays. D’où la satisfaction des autorités de la transition. Au cours de cette réception à la Primature, les deux ministres étaient accompagnés par quatre directeurs centraux, à savoir celui des Domaines et du cadastre, Abdoulaye Dicko, de la Douane, Amadou Konaté, du Trésor et de la comptabilité, Boubacar Ben Bouillé et des impôts, Mathias Konaté.
Démarrée avec beaucoup d’enthousiasme, la campagne cotonnière 2022/2023 n’a manifestement pas tenu toutes ses promesses, à en juger par la baisse drastique de la production, corollaire entre autres à l’embargo sous-régional ayant privé le Mali d’accès aux principaux ports d’approvisionnement ainsi qu’à l’invasion précoce des champs par de nouvelles espèces de Cicadelles (Jassides). Et depuis, la CMDT et l’IER sont à pied d’œuvre pour trouver des solutions idoines à cette équation phytosanitaire. Au bout de plusieurs mois de recherche, l’Institut d’Économie Rurale (IER), principale institution de recherche agricole au Mali, a déniché enfin un produit. Après un test de validation, ledit sésame vient d’être confirmé par les paysans de Sikasso, de Koutila et de Kita. Pour convaincre davantage les paysans encore sceptiques, un champ de coton expérimental a été implanté au centre de recherche de N’tarla. Ainsi, en attendant le démarrage de la nouvelle campagne, on peut désormais affirmer que cette problématique ne serait qu’un mauvais souvenir. C’est l’assurance donnée, en tout cas, par les responsables de l’IER et de la CMDT, avec à leur tête le directeur de la production Moro Diakité, en mission dans les filiales de Sikasso, de Koutiala et de Kita, la semaine dernière.
« Les problématiques des jassides et de l’intrant sont derrière nous», Moro Diakité Directeur de la production agricole
De Dialakorosso (Kadiolo), à Deresso en passant par Niessoumana, Goncoumana (Koutiala) et Founia (Kita), le Directeur de la production agricole de la CMDT a en effet rassuré les cotonculteurs de l’efficacité du produit proposé par les chercheurs de l’IER. «A Kadiolo, après plus de 20 jours de traitement dans un périmètre maraîcher, nous avons maîtrisé les jassides. En plus de la tomate à Kadiolo, nous avons expérimenté, à Founia (Kita) le produit sur l’aubergine, le gombo et l’oignon sur une parcelle que le propriétaire était sur le point d’abandonner suite à l’invasion des jassides. Après traitement, le produit s’est avéré efficace », a-t-il expliqué. Et d’ajouter dans le même sillage que «cette année, toutes les dispositions sont prises par les plus hautes autorités et par la direction de la CMDT, sous le leadership de son PDG Dr Nango Dembélé, pour résoudre la problématique de disponibilité des intrants», allusion faite à la commande par la CMDT, de 120 000 tonnes pour le complexe coton correspondant à 800 000 hectares, pour la campagne 2024. «En termes de réception, nous sommes à plus de 51% et quant à la mise en place elle de 50% », a rassuré le Directeur de la production agricole ajoutant au passage que d’ici au 30 mai tous les producteurs auront leur engrais. Il en a profité en outre pour prodiguer d’utiles conseils agronomiques aux paysans : semer précocement, respecter les itinéraires techniques et l’écimage qui consiste à étêter le cotonnier. Ce procédé, selon lui, permet au cotonnier de capsuler à hauteur de souhaits, de développer les branches fructifères et d’augmenter de 20 à 30% la productivité.
« En complexe coton et céréales plus de 55% ont été réceptionné à Koutiala », Ibrahima Sissoko, l’administrateur général
La filiale de Koutiala, selon les explications de son administrateur général, Ibrahima Sissoko, a déjà réceptionné une bonne quantité d’intrants tous complexes confondus. En complexe coton, selon l’administrateur de la filiale, Koutiala a reçu 18 400 sur 34 515 tonnes, soit un taux de 53%. Pour la complexe céréale, le niveau de réception a atteint est 8 053 sur un programme de 14 670 tonnes, soit un taux 55%, tandis que pour l’urée, sur 27 400 tonnes programmés, la filiale a réceptionné 19 333 ou 70% de taux de réception contre 0% pour l’ensemble l’année derrière à cette date.
Pour ce qui est de la mise en place, sur un programme de 36 734 tonnes, 17 168, soit un taux de 47%, sont parvenus aux destinataires, affirme le directeur, tout en rassurant les cotonculteurs de la disponibilité en quantité et en qualité des intrants. M. Sissoko s’est dit en définitive optimiste sur la réalisation des objectifs de campagne 2023/2024.
« Le taux de réception des intrants est de 61% à Kita », assure l’administrateur général de la filiale Boubacar Soumaré.
À l’instar de Koutiala, en matière de réception les niveaux sont satisfaisants au niveau de la filiale de Kita. C’est du moins ce qu’il ressort des chiffres livrés par son administrateur général, Boubacar Soumaré. Le niveau de réception en complexe coton est à 7 900 tonnes environ sur un programme de 12 900 tonnes, soit un taux de 61%. Pour le complexe céréales, 963 tonnes ont été réceptionnées sur un programme de 3 300 et 3 000 tonnes environ d’urée sur une prévision de 7 300, soit un taux de 41%.
«Pour la mise en place, nous sommes à 51% pour le complexe, soit 23% pour le complexe céréales et 43% pour l’urée», assure Monsieur Soumaré, indiquant qu’en comparaison avec les cinq dernières campagnes la filiale de Kita, à l’instar des autres filiales, est à un niveau jamais atteint.
La «Flonicamide 50 WG-500g» contre les jassides, l’IER rassure…
Selon le chef de son programme coton à Sikasso, Dr Lassana Touré, l’IER, en collaboration avec les autres pays du PR-PICA victime des jassides pendant la campagne cotonnière écoulée, a opté pour le Flonicamide 50 WG-500g fabriqué en Inde sous la chronique de Ulala. Ce produit, selon lui, a été testé sur le coton dans trois pays d’Afrique de l’Ouest et dans une quarantaine de pays à travers le monde. Et c’est sur la base de cette expérience que l’IER lui a accordé sa préférence. Ce choix, «est basé sur des faits et résultats concrets», en a-t-il déduit avant qu’un autre collègue, Dr Modibo Coulibaly, n’explique que le Flonicamide 50 WG-500g n’est pas spécifique à une culture mais plutôt aux jassides, quelle que soit la culture attaquée.
Appel du président de l’union des Coopératives producteurs de coton de Kadiolo…
Le président de l’union des « coopératives producteurs de coton » de Kadiolo s’est dit rassuré pour la nouvelle campagne qui s’annonce. Ce après avoir vu de ses propres yeux les résultats des produits proposés par l’IER. Conséquences, il a invité les cotonculteurs à retourner au champ, après que la CMDT s’est engagée à mettre à leur disposition les produits en quantité.
Ce qu’il faut savoir sur le flonicamide 50 WG-500g…
Le flonicamide est un insecticide systémique découvert vers la fin des années 1990 par ISK (Japon). Il est homologué dans plus de quarante pays, notamment en Amérique, en Asie, en Europe et en Afrique, principalement pour l'application foliaire. Le flonicamide présente d'excellentes performances dans la lutte contre les insectes de plusieurs cultures et n'a pas d'impact négatif sur les insectes pollinisateurs ou les ennemis naturels. Ce qui en fait une nouvelle option pour les programmes de lutte intégrée contre les ravageurs. Le produit est également crédité d’un bon profil toxicologique et environnemental.
Le mois de ramadan est un mois de solidarité et de la cohésion sociale comme le recommande l'islam. C'est dans ce cadre que le ministre du Commerce de l'Industrie et l'ensemble de son département ont rendu visite aux opérateurs économiques du district de Bamako le mardi 21 mars 2023, pour connaître les quantités de stocks dans les différents magasins et faire de faire du bon prix pour l'ensemble des consommateurs.
Le comité syndical de la Section du commerce, des mines et des industries du Mali (SECMIMA) interpelle les ministres des Mines, de l'Energie et de l'Eau et sa collègue du Travail sur le comportement inhumain des sociétés minières et usines de ciments envers les employés maliens. Cette déclaration a été faite à la faveur d'une conférence de presse, tenue ce vendredi 17 mars 2023 à la Bourse du Travail.
Le ministre de l'Economie et des Finances, Alousseini Sanou a ouvert l’atelier d’échanges entre les acteurs de la chaîne des dépenses publiques. C’était le jeudi 9 mars 2023 au CICB. L’objectif de cette rencontre d’échanges est la recherche de solutions adéquates pour la bonne gestion des finances de l'État. C’est pourquoi, le directeur adjoint du Trésor, El Hadj Moustaphe Doumbia a profité pour demander aux financiers d’attendre la disponibilité de l’argent avant d’engager des dépenses.
Cette représentation est non seulement un symbole de rapprochement mais aussi un instrument technique pour l’Administration des douanes pour sécuriser les recettes au profit du trésor public et fluidifier la chaine logistique.
Les sept mois d’embargo que le Mali a connu du fait des actions du pouvoir de transition incitent les observateurs à des questions et des réflexions sur les éventuelles réparations des préjudices subis.
Dans le cadre de la commémoration du 11 juillet, « Journée africaine de lutte contre la corruption », l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) a initié une journée d’échange et de sensibilisation à l’égard des journalistes sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.