lundi 20 novembre 2017 / Mali

malick alhousseyniEn plus, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseini, a annoncé le démarrage très prochainement des travaux de construction de la route Gao –Bourem–Taoussa. C’est l’un des plus grands chantiers jamais initiés au Mali. Un rêve, longtemps caressé qui devient une réalité pour les populations. Le barrage est en construction dans le cercle de Bourem. Les travaux Taoussa avaient été arrêtés suite à la crise multidimensionnelle qui a affecté notre pays en 2012 et 2013. Ils ont repris depuis plusieurs mois.

Tirée par la construction du pont Wabaria à Gao, la route de Gao-Ansogo-Frontière du Niger, la reprise très prochaine des activités de l’usine de production de phosphate du Tilemsi, la réalisation de ce barrage augure d’encourageantes perspectives pour le développement des régions du Nord. En effet, la réalisation de cet ouvrage permettra de changer fondamentalement la vie des populations du cercle de Bourem, qui se trouvent actuellement dans une situation de grande pauvreté. Il faut dire qu’ici, la nature se caractérise par son hostilité. L’écosystème est considérablement dégradé. La végétation n’offre plus de ressources nécessaires à l’alimentation des animaux. L’assèchement des pâturages et la faiblesse des précipitations ont fortement entamé l’espoir des populations (éleveurs et agriculteurs), qui ont émigré sous des latitudes moins austères. Dans la zone sahélienne du projet la détérioration des conditions climatiques des dernières décennies, a entraîné la réduction du couvert végétal et modifié les conditions de ruissellement et d’infiltration. Pour la boucle du Niger en particulier, cette situation s’est traduite par l’ensablement des chenaux, la chute des niveaux de crue et d’étiage, la diminution des superficies inondées et l’assèchement des lacs sur les deux rives du fleuve. De même sur le plan écologique, l’on assiste à la disparition de certaines espèces végétales et animales. Sur le plan agricole, la zone fait face à un déficit céréalier chronique. La construction d’un ouvrage de retenue d’eau se pose donc en termes de survie pour ce cours d’eau millénaire, qui est à l’origine des échanges commerciaux et interculturels.
Pour faire face à cette adversité de la nature, la BID en sa qualité de chef de file des PTFs, a promis son accompagnement pour soutenir notre pays afin de réduire la pauvreté et combattre l’insécurité alimentaire.
Afin dynamiser le projet, du 03 au 05 septembre 2016 s’est tenu à Gao, sous la présidence de Mr Malick  Alhousseini, ministre de l’Energie et de l’Eau, un atelier national d’information sur l’impact du projet d’aménagement de Taoussa et l’implication des communautés dans le processus de sécurisation des travaux.
Cette importante rencontre avait pour objet de sensibiliser tous les acteurs - administration, élus, représentants des communautés, notabilités et leaders d’opinion, FAMA et alliés, Mouvements armés, prestataires, usagers - à définir des stratégies inclusives de mise en œuvre et de participation à la sécurisation des actions de développement en général, de sécurisation du chantier de Taoussa en particulier.
Pendant donc que les travaux se poursuivaient dans les locaux annexes de la majestueuse salle de conférence du gouvernorat de Gao, de 400 places, le ministre Malick Alhousseini décide de poser un acte majeur, brisant le tabou de l’impasse de la voie Gao – Bourem – Taoussa sur laquelle aucune délégation nationale n’est passée depuis le 24 novembre 2014.
Le 04 septembre 2016, le ministre Malick Alhousseini, accompagné du député Mohamed Ould Mattali, élu à Bourem, et d’une équipe de proches collaborateurs, quitte Gao, sous bonne escorte d’un détachement des FAMA, mené par le colonel Felix Diallo, commandant de la zone de défense n° 1, en direction de Bourem, puis Taoussa, à 130 km.
Arrivés à Taoussa vers 10 h 30 après un voyage sans problèmes majeurs, le ministre et sa délégation ont visité l’escadron de la gendarmerie, les sites de la digue de remblais, de l’écluse et du quai de déchargement, de la centrale hydroélectrique et du système d’évacuation des crues.

Un vibrant hommage aux FAMA
Le ministre de l’Energie et de l’Eau a rendu un vibrant hommage aux éléments de l’escadron de gendarmerie, et salué les efforts du gouvernement, qui a investi plus de 600 millions de F cfa, expression de sa volonté à créer les conditions idoines d’exercice de leur mission aux FAMA.
La délégation ministérielle a ensuite traversé le fleuve à bord de pirogue, vers les villages en voie de transfèrement vers de nouveaux sites, du fait des impacts immédiats des travaux du barrage. Après un échange avec les autorités coutumières de ces villages, la délégation a visité leurs futurs sites d’accueil.
Les populations, sorties massivement pour rencontrer le ministre, ont exprimé leur souci de voir les travaux commencés, enthousiasmées par le fait que les travaux utiliseront la main d’œuvre locale, revitaliseront l’ingénierie locale et dynamiseront l’économie à travers des centaines de contrats en sous-traitance.
Cette sortie a permis au ministre de mesurer  du  niveau d’investissement consenti par l’Etat du Mali en termes d’infrastructures d’accueil des travaux, de sécurisation par les Forces Armées et de Sécurité, des structures destinées à l’accueil des populations qui seront touchées par l’impact du barrage.
De retour à Gao, le ministre de l’Energie et de l’Eau a déclaré que les travaux de terrassement de la route Gao – Bourem – Taoussa vont démarrer très prochainement et qu’un chronogramme actualisé sera dressé au cours du dernier trimestre de l’année en cours pour la réalisation du barrage et des travaux connexes.
Rappelons que l’aménagement de Taoussa, d’un coût global de 179 milliards de F cfa totalement mobilisés, comprend un barrage hydro-électrique de puissance installée de 25 MW d’une production moyenne de 118 GWh soit 87 % de la demande locale en énergie, une route goudronnée de 130 km de Gao à Taoussa,, des aménagements hydro-agricoles sur 139.000 ha, dont 84 000 ha en submersion contrôlée,  45 000 ha de nouveaux périmètres irrigués dans la vallée du fleuve, 10 000 ha dans la vallée du Tilemsi et dans les cuvettes du Gourma entre Bamba et Taoussa, la constitution d’un réservoir de 3 milliards de m3 pour promouvoir la pêche et l’élevage et améliorer le régime du fleuve en aval avec un débit garanti de 75 m3/s. L’ouvrage permettra aussi de mettre en place un véritable rempart vert contre l’ensablement dans la zone.
Au terme des travaux, les participants ont unanimement salué la tenue de l’atelier et adopté plusieurs recommandations dont les suivantes sont adressées au gouvernement d’accélérer la réalisation du projet structurant de la boucle du Niger pour la restauration des écosystèmes et la lutte contre la paupérisation des populations, d’étendre l’électrification des centres aux cercles d’Ansongo, de Gourma Rharous et de Kidal, d’assurer la sécurisation des travaux du barrage, des investissements, des personnes et des biens par les forces armées  de défense et de sécurité en étroite collaboration avec les populations et les forces alliées (Barkhane et MINUSMA) ou encore d’accélérer la mise en œuvre de l’accord et le cantonnement des mouvements armés et procéder à leur désarmement. Ils ont également souhaité le renforcement des capacités des services de défense et de sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble des régions du nord du Mali, l’organisation des patrouilles mixtes (FAMA, Barkhane, MINUSMA) sur l’ensemble du tronçon de Diré à Gao et dans le Gourma des régions de Tombouctou et Gao et création des unités de défense et de sécurité sur l’ensemble de la zone du barrage, notamment dans les communes de Bamba, Téméra et Taboye. La promotion du dialogue et les concertations pour asseoir la cohésion sociale et le vivre ensemble a aussi été vivement souhaité



barrage1Energie : DES INVESTISSEMENTS POUR LA RESILIENCE


L’année 2016 a été une année difficile pour le Mali avec des coupures importantes d’électricité et des ruptures dans l’approvisionnement en eau potable. Pour corriger ses lacunes et répondre aux besoins des populations, le ministère de l’Energie et de l’Eau a pris des dispositions. Dans le cadre des investissements dans le secteur de l’énergie et de l’eau, de 2013 à nos jours, le département dans le but d’agrandir le parc de production d’énergie du Mali et conformément aux instruction du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a procédé à la signature de conventions pour la réalisation d’infrastructures de grandes envergures. La signature de ces conventions a mobilisé d’importants financements pour un montant cumulé d’environ 179,3 milliards de F cfa. Ce montant concerne notamment la réalisation de projets suivants :
- La centrale hydroélectrique de Kénié de 42 MW et un productible de 188 GWh dont la convention a été signée le 18 juin 2015 pour un montant de 96,6 milliards de F cfa,
- Le centrale solaire de 33 MW à Ségou/Pélengana dont la convention a été signée le 9 juillet 2015 pour un montant de 33,2 milliards de F cfa et un productible de 57 GWh,
- La centrale solaire de 50 MW de Kita avec 76,2 GWh de productible dont la convention a été signée le 21 octobre 2015 pour un montant de 49,58 milliards de F cfa.
Toutes ces centrales vont être raccordées au système électrique interconnecté du Mali et elles contribueront à faire baisser le coût de la production d’électricité. En plus de ces projets il faut signaler la réalisation des centrales hybrides thermiques-solaire de Nara et de Diéma pour un coût global estimé à 7,4 milliards de F cfa.
- Nara : centrale hybride (solaire +dieseil) dont 646,8 kw de solaire et trois groupes diesel dont un de 650 kw, un de 400 kw et un de 275 kw.
- Diéma : centrale hybride (solaire+diesiel) dont 646,8 kw de solaire et trois groupes diesel dont un de 650 kw, un de 400 kw et un de 275 kw.
L’amélioration et la pérennisation de l’accès à l’énergie moderne en milieu rural au Mali sont des enjeux important du département de l’Energie et de l’Eau. De 2013 à la nos jours d’importants efforts ont été fournis pour l’atteinte de cet objectif. Ainsi le gouvernement a mobilisé plus de 58,2 milliards de F cfa. Ces différents investissements concernent :
* 22,5 milliards de F cfa pour l’électrification de 32 localités à partir des centrales hybrides (thermique-solaire) sur financement du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD), la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA) et le gouvernement de la République du Mali pour permettre l’accès à l’électricité de 123.000 personnes.
* 25 milliards de F cfa pour l’installation de 60 centrales hybrides sur financement de l’Agence française de développement (AFD), le gouvernement de la République du Mali pour améliorer le service de 4 000 clients et raccorder 18 000 nouveaux clients. Ainsi 230.000 personnes auront accès à l’électricité.
En perspective d’autres réalisations sont prévues. Elles portent sur la réalisation des centrales de 50MW de Sikasso et Koutiala qui vont coûté respectivement 63,4 milliards de F cfa et 21,6 milliards de F cfa. Les négociations sont en cours respectivement avec la société POWER PRO et l’entreprise ACCESS. A ces deux projets s’ajoute la centrale de 40MW de Kati dont un contrat commercial a été signé avec la société chinoise CGCOC GROUP.


PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE LA VILLE DE BAMAKO : DE L’EAU POUR TOUS !

L’infrastructure permettra à une population additionnelle de plus de 1,2 million habitants de la capitale et environs d’avoir accès à l’eau potable, portant le taux d’accès à l’eau de la capitale à 95% contre 65% actuellement

La cadence de réalisation du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala connaît un nouveau dynamisme depuis le lancement de sa deuxième phase en juin 2014 sur instruction du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. Le projet de société du chef de l’Etat a pour objectif ultime de rendre l’eau potable accessible aux Maliens. Pour concrétiser cette vision, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseïni, multiplie les initiatives en faveur notamment du projet d’eau de Kabala qui est un des plus grands chantiers d’infrastructures en cours de réalisation dans notre pays.
Le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala a pour objet d’assurer l’approvisionnement correct et durable en eau de la ville de Bamako et ses environs. Il porte sur la réalisation en deux phases d’une nouvelle station de traitement d’eau d’une capacité total 288 000 m3/j en phase I et II dans la localité de Kabala située sur la rive droite du fleuve Niger à environ 12 km de la capitale. La durée du projet est de 6 ans.
Son coût est estimé à plus de 172,2 milliards de F cfa pour la première phase (2014-2018), donc en cours et 155,7 milliards de F cfa pour la seconde phase (2017-2019) qui va démarrer l’année prochaine.  Le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala permettra de répondre à la pénurie d’eau dans la capitale en apportant aux habitants près de 300 millions de litres d’eau par jour.
La phase I en cours comprend deux composantes que sont la « production, stockage et transfert » et le « stockage et canalisation de distribution ». Il est prévu, entre autres, la réalisation d’ouvrages de prise et conduite d’eau, d’un réseau de 1400 km de long, de 1208 bornes fontaines publiques, de 86 144 branchements sociaux et de 42 500 branchements individuels normaux. Ainsi, il sera construit une station d’alerte qualité pour prévenir les pollutions du fleuve Niger, des ouvrages de prise et conduite d’amenée d’eau brute à la station de traitement, 2 lignes électriques souterraines HTA de source indépendante de 30 Kv, une centrale à énergie de secours de 5000 KW et des conduites de transfert de Baco Djicoroni à Faladié en passant par Badalabougou sur 13 km.
L’infrastructure prévoit aussi la construction de 4 réservoirs au sol, 3 châteaux et une bâche de stockage d’une capacité cumulée de 22 500 m3, un réseau d’environ 1 400 km de long, et la réhabilitation de 90 km de réseau.
Le projet comporte également un volet assainissement et environnement.  Ainsi, il sera construit deux stations de dépotage et de traitement des boues de vidange, l’équipement des SDTBV d’une trentaine de citernes pour améliorer la collecte des boues de vidange, et la réalisation de campagnes de sensibilisation à travers la capitale sur le traitement des eaux usées, l’hygiène du cadre vie et la gestion des déchets solides ménagers.
A terme, le projet d’eau de Kabala permettra à une population additionnelle de plus de 1,2 million habitants de la capitale et environs d’avoir accès à l’eau potable, portant le taux d’accès à l’eau de la capitale à 95% contre 65% actuellement.
Le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala est financé par sept (7) bailleurs de fonds que sont l’Union européenne, l’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque mondiale (BM), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque Islamique de développement (BID) et la Coopération italienne.


 Un schéma directeur d’alimentation en eau potable pour Bamako

Août dernier, sur instruction du ministre Malick Alhousseïni qui a présidé les travaux, le comité de pilotage dudit projet a fait le point de son état d’avancement lors sa première réunion du genre tenue à l’hôtel Salam. Il ressort que de nos jours les travaux connaissent une progression satisfaisante sous la maîtrise déléguée de la SOMAPEP s.a. Les taux de réalisation des différents chantiers varient entre 20 et 100%.
Les membres du comité de pilotage et les partenaires techniques et financiers de ce projet ont apprécié la démarche du ministre et se sont pleinement investis pour l’atteinte de ses objectifs.
Le ministre Malick Alhousseini a expliqué que la réunion avait pour but d’assurer un meilleur suivi de la phase de mise en œuvre du projet en vue de sa concrétisation conformément aux attentes des concitoyens et du gouvernement. Les participants ont mesuré le chemin parcouru et proposés des solutions pour l’exécution du projet.
« Nous avons bon espoir quant à la mise en œuvre réussie du projet d’eau potable de Kabala. Car de nos jours, tous les financements nécessaires à la réalisation de la première phase sont mobilisés et mieux, la seconde phase est également en cours d’exécution grâce à la détermination et à l’engagement constant des partenaires techniques et financiers », s’est réjoui le ministre de l’Energie et de l’Eau pour qui l’accès à l’eau potable de nos populations requiert de l’anticipation. Il a annoncé, à cet effet, l’élaboration par son département du schéma directeur d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako qui s’étend à l’horizon 2032. Outre un cadre de référence, ce document permet d’asseoir la cohérence entre la demande en eau potable et l’offre à travers des investissements programmés. « La situation actuelle de déficit d’eau potable est tributaire du manque d’investissement conséquent dans les infrastructures d’hydraulique urbaine durant plusieurs années », a constaté le ministre qui a salué l’engagement des PTF autour du projet structurant de Kabala.



Accès à l’eau potable : LES CHIFFRES D’UN SECTEUR DE PLUS EN PLUS DYNAMIQUE
La problématique de l’accès à l’eau potable des populations du Mali constitue une des préoccupations majeures du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta. De 2013 à nos jours d’importants efforts ont été fournis pour le développement de l’hydraulique urbaine.
Le gouvernement à travers le département de l’Energie et de l’Eau a mobilisé d’importants financements pour des investissements réalisés ou en cours d’un montant total de plus de 240 milliards de F cfa.
Ainsi :
•    232 milliards de F cfa ont été mobilisés pour l’alimentation en eau potable de la ville de Bamako pour permettre l’accès à l’eau potable de plus de 1,2 millions d’habitants.
•    6,6 milliards de F cfa ont été mobilisés pour les travaux en cours pour le renforcement des adductions d’eau des villes de Kayes, Sikasso, Koutiala et Kati pour permettre l’accès à l’eau d’une population additionnelle de 250. 000 personnes vivant dans ces villes. Les travaux prendront fin dans le 1er trimestre de 2017.
•    342 millions de F cfa ont été mobilisés pour le renforcement des infrastructures d’eau potable de Nioro du Sahel.
•    320 millions de F cfa ont été mobilisés pour l’adduction en au potable de la localité de Bandiagara favorisant ainsi l’accès à l’eau potable de plus de 50 000 habitants dans ces localités,
•    747 millions F cfa pour le renforcement des infrastructures d’eau potable à Sénou
•    260 millions de F cfa pour la réalisation des études d’alimentation durable en eau potable des villes de Mopti, Tombouctou et Gao sur financement de l’Union européenne.   
CCOM

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