dimanche 19 novembre 2017 / Mali

seneLes autorités sénégalaises ont promis des peines d'amende et de prison à ceux qui font mendier les enfants dans les villes du Sénégal.

Loïc Tregui, un responsable du Village Pilote, une association qui travaille à la réinsertion des talibés depuis 23 ans, au Sénégal, a fait part de son scepticisme, après l’annonce de cette décision.

"Ce n’est pas avec un effet d’annonce que les choses vont changer. Mais c’est bien que l’Etat ait fermement décidé de changer les choses. Des peines de prison, des représailles c’est bien, mais il y a beaucoup de dialogue et de prévention à mener", a-t-il dit dans un entretien à BBC Afrique.

Sensibilisation

"Il y a une problématique profonde, qui fait que les enfants se retrouvent dans la rue. (…) Prendre ces enfants et les retourner dans les familles, cela ne se fait pas en un claquement de doigts. Il y a de la sensibilisation à faire auprès des familles", a averti Loïc Tregui.

Selon lui, les maîtres coraniques, dont certains font mendier les enfants "talibés", doivent être associés à l’initiative du gouvernement.

Certains maîtres coraniques ont entrepris des réformes sans recevoir des financements de l’Etat, selon M. Tregui.

Environ 50 000 enfants errent dans les rues de Dakar, la capitale sénégalaise, selon des statistiques officielles.

Tradition

Ce phénomène touche les autres villes du pays, mais dans une moindre mesure.

C’est une tradition sénégalaise d’envoyer les enfants à l’école coranique.

Mais ces enfants sont souvent envoyés mendier dans les rues par leurs maîtres.

La mendicité est encore pratiquée au Sénégal, malgré son interdiction, depuis plusieurs années, par les autorités du pays.

Source: BBC

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