dimanche 19 novembre 2017 / Mali

lycee Askia

Par peur d’attraper des maladies, les lycéennes évitent comme la peste les toilettes de leur établissement. Encore que ces soi-disant toilettes sont communes, pour filles et garçons, sans eau ni électricité. Le département de l’Education est vivement interpellé sur cette situation qui ne doit pas rester sans solution. Cela au moment où des centaines de millions FCFA vont dans des dépenses de prestige, sans aucune incidence sur le développement socio-économique de notre pays.

C’est un pur hasard qui nous a conduits dans cet établissement d’enseignement secondaire situé en plein centre de la capitale. Anciennement lycée Terrasson de Fougères, cet établissement qui a pris le nom de lycée Askia Mohamed en 1961 a formé plusieurs cadres de ce pays à commencer par le Président Modibo Kéïta, les présidents Alpha Oumar Konaré, Ibrahim Boubacar Kéïta, l’ancien chef de l’Etat Dioncounda Traoré, entre autres, ou encore l’ex-Premier ministre Moussa Mara. Sans parler de tous ces anonymes qui sont devenus des grands commis de l’Etat, des chefs d’entreprise, des médecins, des professeurs, etc. C’est dire le rôle extrêmement important du lycée Askia Mohamed dans la formation de l’élite de notre pays. Encore que des centaines de futurs cadres sont en train d’y être formés même de nos jours.

Cet établissement est si sale, si insalubre et si méconnaissable que ses pensionnaires sont obligés d’attendre de retourner à la maison pour faire leurs besoins naturels. Cela à cause de l’inexistence de toilettes propres dans ledit établissement. Il y a, en effet, deux soi-disant toilettes (communes) réservées aux filles et garçons qui sont quasiment impraticables : des fosses bouchées par toutes sortes de débris, des toiles d’araignées, des eaux souillées stagnantes par-ci par-là. Et le comble : il n’y a ni eau ni électricité.

D’après des sources concordantes, cet état des toilettes dure depuis plusieurs années. Les candidats aux différents examens et concours qui sont organisés dans cet établissements et les surveillants en savent quelque chose. Une ex-surveillante du concours d’entrée dans la Fonction publique nous a confié avoir gardé de retourner à la maison pour faire ses ablutions et ses prières de la journée compte tenu du fait que « les toilettes du lycée sont tout simplement dégueulasses, impraticables ». Les autorités sont, en tout cas, interpellées sur la question.

Mamadou FOFANA, journaliste, pour Maliweb.net      

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