vendredi 22 septembre 2017 / Mali

art martialUn libanais promoteur et gérant  du restaurant Rayan a donné un coup du poing à un de ses clients alors que ce dernier était à table. Cela s’est passé le samedi, dans la journée, au moment du déjeuner. Il s’agit d’un certain Issam, responsable du resto, chargé de le gérer. D’après nos enquêtes, au restaurant RAYAN, le bonhomme ne fait qu’agresser les clients et travailleurs (serveurs, cuisiniers).

D’après les anciens travailleurs du restaurant, c’est le pire.  Le nommé Issam passe tout son temps à s’acharner sur ses travailleurs comme si ces derniers étaient ses esclaves. Dans le restaurant c’est le désordre total. Car, quand on est serveur on a l’impression qu’on est plongeur ou nettoyeur de vitres. Le rôle des travailleurs n’est pas du tout défini, tout le monde fait tout et pour un salaire dérisoire. Tandis que ces Libanais se taillent des millions à longueur de journées. On peut recommander au  serveur d’aller débarrasser une table, en même temps, on peut l’appeler pour venir servir les clients. Tantôt Isam  recommande au même serveur d’aller chercher le repas à emporter d’un client.

Finalement, le serveur ne sachant quoi faire s’énerve du coup, alors que le patron  l’insulte copieusement etl le tire par le col de son vêtement. C’est pourquoi beaucoup de serveurs ont abandonné leur poste, au risque de se faire incarcérer un jour. Car ne  supportant pas cette tracasserie, le boss risquerait d’être corrigé  et blessé.

A en croire les anciens employés du coin, parallèlement au restaurant en question, beaucoup d’autres restaurants ou boutiques libanaises fonctionnent ainsi dans notre pays. Les Libanais n’accordent aucune importance aux Maliens qu’ils emploient dans leurs entreprises. Ils payent généralement  leurs employés à moins de mille cinq cent (1500FCFA) par jour,  pour 10 h de temps d’affilée de travail. Ils peuvent  licencier  sans préavis leurs employés et  sans  leur payer leurs droits.

Pourtant, les  autorités chargées de réglementer ce secteur ne réagissent guère à cela, en conséquence.

Au Mali, les libanais et même certains Maliens chefs d’entreprises privées  n’ont aucun respect pour leurs employés. Quant aux Libanais, ils font tous ceux qu’ils veulent chez nous et  ce qu’ils ne peuvent pas faire au Liban.

Nous constatons qu’au Mali, les autorités n’accordent pas d’importance àleurs citoyens. Si c’était le cas, pourquoi les étrangers se moquent  de nous et de nos droits qu’ils foulent aux pieds sur notre propre territoire ?

Dans la plupart du temps, ils ont toujours eu raison sur le citoyen malien. Et pourquoi cela ? Nos autorités sont-elles aussi corrompues que cela  et par leur argent malhonnête ?

En tout cas dans les autres pays de la sous-région en l’occurrence, la Côte d’Ivoire, là-bas les autorités ne permettent pas du tout aux étrangers fautifs de d’oppresser et d’exploiter leurs concitoyens. Si notre pays ‘’Ba Maliba’’  prenait l’exemple de la Cote d’Ivoire et créait suffisamment d’emplois pour les jeunes, on en finirait avec cet esclavage d’un nouveau genre. Tant que cela n’est pas fait, les jeunes devront se résigner à plier l’échine devant ces esclavagistes autorisés.

Nouhoum KONARE

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