lundi 25 septembre 2017 / Mali

ibk hollande entreeD’abord je vais remercier le président malien pour le succès de ce sommet. C’était un défi pour le Mali, il lui a été confié il y a maintenant trois ans, la responsabilité d’organiser cet événement. C’était pour lui une épreuve qui s’ajoutait à d’autres.

C’était aussi une manière de montrer que le Mali est sorti de la crise qu’il avait connue avec toutes les capacités pour mener à bien l’accueil d’une manifestation considérable puisqu’ici il y avait plus de 37 pays représentés et il y avait de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement. Donc sur le plan de la sécurité, sur le plan de la logistique, sur le plan de la préparation politique, le Mali a été à la hauteur de l’espoir qu’on a placé en lui, une nouvelle fois. Le sommet a été consacré à deux sujets principaux, d’abord la sécurité du continent africain, et ensuite le développement et l’émergence de ce que l’on dit être le continent de l’avenir, l’Afrique. Sur la sécurité, la prise de conscience est maintenant globale, il n’y a pas de région qui soit plus que d’autres menacée par le trafic, l’insécurité ou le terrorisme. Un accord global a été adopté ici à Bamako. Chaque pays africain prend sa responsabilité pour constituer la réponse appropriée et donne à l’Union Africaine les capacités nécessaires pour constituer des forces régionales, susceptibles de répondre aux défis. La France a confirmé son soutien en termes de formation, en termes d’équipement, en termes d’accompagnement à l’Afrique pour assurer par elle-même sa sécurité.
Le second sujet, c’est celui du développement et de l’émergence. L’Afrique est un continent qui connait une forte croissance mais qui, en même temps, doit être encore accompagné, appuyé pour ses efforts d’investissement. Il y a eu plusieurs décisions : la première c’est d’utiliser les résultats de la COP21, notamment les fonds qui ont été prévus pour la transition énergétique, et aussi pour le plan sur les énergies renouvelables. La France a voulu montrer l’exemple en augmentant sa participation, elle va mobiliser 23 milliards d’euros à travers l’Agence française de développement pour l’émergence africaine. Le Président Keita va parrainer le fonds franco-africain et des capitaux pour les investissements privés en Afrique.
Nous avons aussi insisté sur le numérique, le sujet sur numérique, les technologies peuvent être un levier considérable de développement en Afrique. Je suis très fier de participer à ce sommet de Bamako.
Source: L'Enqueteur

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