lundi 20 novembre 2017 / Mali

1 donald trumpLes États-Unis financent 82% de l’aide publique consacrée aux politiques de population en Afrique. Une aide qui permet le contrôle des naissance sur le continent noir.

Et pourtant avec sa politique pro nataliste, le nouveau président américain pourrait remettre en cause cela. En effet, Donald Trump entend suspendre tout financement public aux associations qui soutiennent le droit à l’avortement, aussi bien aux États-Unis qu’à l’étranger. Or l’agence de coopération ‎internationale USAID assure à elle seule 82 % de l’aide ‎publique internationale attribuée « aux politiques de population et de santé reproductive » en Afrique subsaharienne.

Il faut ici dire que ces programmes de contrôle ou de planning familiale permettent de contrôler le taux de natalité en Afrique. En l’espèce, il n’est pas ici question de promouvoir l’avortement par ces programmes, mais plutôt la contraception. L’avortement n’etant envisagé que si la vie de la mère est en danger. La nouvelle administration sera t-elle sensible à cette nuance en Afrique ?

Toutefois, il faut dire que cette position de Trump, si elle est appliqué, viendrait confirmer une rupture de Trump avec les politiques précédentes. En effet, quand on sait l’importance de la démographie, politiquement, économiquement et sur le plan sécuritaire, contrôler la politique natale de l’Afrique subsaharienne a toujours été une priorité américaine.

Cependant quand on voit l’état d’avancement des pays asiatique, l’on ne saurait nier l’importance véritable de la démographie dans cet essor. Si le contexte social est assez difficile( disparités, travail des enfants, couverture sociale peu existante), de l’autre côté, politiquement et économiquement il y a bien matière à y voir des éléments positifs. Ainsi donc, la question à se poser est de savoir si en soi, cela est une mauvaise nouvelle pour le continent noir.

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