jeudi 13 décembre 2018 / Mali

À la veille d’une visite du prince héritier d’Arabie saoudite, une manifestation s’est tenue dans la capitale tunisienne. Les participants à l’action, qui considèrent le prince comme commanditaire du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, ont réclamé qu’il soit traduit en justice.

Des dizaines de personnes se sont rassemblées lundi dans le centre de la capitale tunisienne pour dénoncer la visite du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane qu’ils ont accusé d’avoir commandité le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre dans le consulat saoudien à Istanbul.
Les manifestants tenaient des pancartes « Mohammed ben Salmane, tu n’es pas le bienvenu en Tunisie », «Qu’il ne vienne pas chez nous», «Non à la souillure de la terre révolutionnaire de Tunisie», «#MBS criminel» et «La place de Mohammed ben Salmane est sur le banc des accusés».

La manifestation s’est déroulée sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis, à l'appel de militants des droits de l'Homme et de journalistes.
Le prince Mohammed ben Salmane Al Saoud doit se rendre en Tunisie dans le cadre d'une tournée dans les pays arabes, son premier déplacement à l'étranger depuis le début de l'affaire Khashoggi.
Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul où il s'était rendu pour effectuer des démarches administratives. Après avoir d'abord nié le meurtre et fourni des explications contradictoires, les autorités saoudiennes ont fini par reconnaître que l'éditorialiste avait trouvé la mort lors d'une opération «non autorisée» et que son corps avait été démembré. Plus d'un mois et demi après sa mort, son corps n'a toujours pas été retrouvé.
D’après la directrice de la CIA Gina Haspel citée par un journaliste travaillant pour le quotidien turc Hürriyet, les services secrets américains posséderaient un enregistrement dans lequel le prince héritier saoudien donne l'ordre de «faire taire» Jamal Khashoggi.
21 suspects ont été arrêtés dans le cadre de l'affaire, selon le bureau du procureur général à Riyad. Onze de ces suspects ont été inculpés, et le procureur général a requis la peine de mort à l'encontre de cinq d'entre eux, accusés d'avoir «ordonné et commis le crime».

sputniknews

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