jeudi 13 décembre 2018 / Mali

La Coalition des 14 partis (C14) politiques de l’opposition togolaise appelle les populations à faire de la journée du mardi 04 décembre 2018 une journée « Togo Rechercher Togo mort » et ceci dans le cadre de leurs manifestations qui visent à exiger les réformes constitutionnelles institutionnelles, la révision du cadre électoral et l’arrêt du processus électoral pour de meilleurs préparatifs.

La C14 a lancé son appel à immobilisme pour le mardi prochain lors de sa géante manifestions qui a eu le samedi 1er décembre à Lomé mais aussi dans plusieurs villes de l’intérieur du Togo.

A Lomé, les manifestants après s’être rassemblés aux deux principaux points de rassemblement, à savoir le carrefour du marché de Bè et le rond-point Bè-Gakpoto, ils ont cheminé sous le rythme des accords musicaux dans le calme vers Anfamé.

Après le cérémonial d’accueil, la coordinatrice de la C14, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, est montée sur l’estrade sous les ovations du public. En parlant de la détermination de la C14 à obtenir gain de cause pour ses exigences, Adjamagbo-Johnson a annoncé un mot d’ordre « Togo Rechercher Togo mort » pour le mardi o4 décembre 2018, une date qui s’avère être le jour du démarrage de la campagne électorale pour les élections législatives.

La journée du 04 décembre a été initialement prévue pour le quatrième jour de la manifestions mais le ministre togolais de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi a signifié aux organisateurs l’impossibilité pour eux de manifester pour cause de campagne électorale.

En réponse au courrier du gouvernement, la coordinatrice de la C14 a demandé que « Nous demandons au ministre de nous montrer la loi qui interdit les manifestations publiques quand on fait la campagne électorale. Nous voulons leur dire qu’on ne reste pas inactif devant un coup de force. Il faut que la CEDEAO raisonne ceux qui font le coup de force ». Après cette interpellation, elle a expliqué que la journée « Togo Rechercher Togo Mort » est une réponse à l'interdiction faite par le ministre togolais de l’Administration territoriale.

De son coté, Me Dodji Apévon est revenu sur les péripéties qui ont conduit à l’échec de l’adoption des reformes au parlement en raison du désir du gouvernement de faire passer son texte et lieu et place de celui proposé par l’expert de la CEDEAO. Apévon s’est attardé sur le fait que le 30 novembre dernier, les députés de la majorité étaient décidés à proposer un texte pour le referendum mais au regard de leur effectif qui n’était pas curieusement au complet ce jour-là, ils ont dû suspendre la séance et accusés leurs collègues de l’opposition de ne s’être pas présentés à l’Assemblée nationale.

Quand vint le soir au point de chute de la marche devant l’église des Assemblées de Dieu à Anfamé, Jean Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition togolaise qui a pris la parole en dernier ressort a rappelé la décision de la C14 de boycotter les élections législatives car elles sont préparées de manière unilatérale. Pour la poursuite des manifestations sous toutes les formes légales, Fabre a donné sa bénédiction pour l’opération « Togo Rechercher Togo mort » et a convié les togolais à respecter le mot d’ordre et à s’approvisionner en vivres en avance de sorte que le mardi personne ne sorte pour aller où que ce soit.

Enfin, ajoutons qu’en dehors de Lomé, des manifestations de la C14 ont aussi eu lieu dans certaines villes de l’intérieur du pays comme Tchamba, Sokodé, Kpalimé, Atakpamé, Bassar et Dapaong.

Mensah, Lomé

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