dimanche 19 novembre 2017 / Mali

Adama SangaréL'atmosphère qui prévaut dans le paysage politico-médiatique aujourd’hui dans la capitale malienne est celle d'une défaite quasiment certaine du parti présidentiel le RPM (Rassemblement pour le Mali) au soir du 17 décembre prochain. Alors quelle est la raison de cette défaite programmée du parti présidentiel, selon le club des Amis du Maire sortant de Bamako, Adama Sangaré ? La division. Malgré, les consignes du président Dr Bocary Tréta, l’alliance entre le RPM et la CMP (Convention de la Majorité Présidentielle) a volé en éclats dans la « Cité des Trois Caïmans ». Le Maire sortant, Adama Sangaré, à la tête d’une alliance imbattable a toutes les chances de se succéder à lui-même face à une quinzaine de concurrents dont l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Explications.

honorable Abderhamane Niang depute assemblee nationale president commission haute cour justiceTrès touchée par les nombreuses marques de sympathie et d’affection qui leur ont été témoignées suite à l’attaque du convoi du Président de la Haute Cour de Justice, l’Honorable Abderhamane Niang, sur la route de Ténénkou, le mardi 31 octobre 2017, la Famille Niang, parents, enfants et alliés, remercient du fonds du cœur toutes les personnes qui, par leur présence, leurs prières, leur soutien de quelque nature, se sont associées à leur peine durant ces douloureux moments.

station de pompage BRLLe Président Directeur Général de l’Office du Niger, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly s’est rendu à Paris-Nîmes (France) du 16 au 18 octobre dernier afin de visiter l’un des grands et puissants groupes du monde agricole : BRL qui a une expérience avérée dans le domaine d’irrigation et d’exploitation agricole. Pour la circonstance, le patron du géant de la riziculture malienne était accompagné de son chef service maintenance du réseau hydraulique, M. Abdrahamane Coulibaly. A son retour le PDG se dit très impressionné de la haute technologie française. Lisez plutôt le carnet de ce voyage fascinant et très prometteur pour notre agriculture.

 

Le monde entier est confronté, de nos jours, à des déficits hydriques et hydrologiques dus aux effets néfastes du changement climatique. Afin de faire face à cette crise d’eau qui risque de compromettre la lutte contre l’insécurité alimentaire, des nouvelles altératrices de bonnes techniques de gestion de l’eau s’imposent à l’Office du Niger. Si ce géant de la riziculture au Mali et dans la sous-région veut trouver une solution durable pour ne pas dire définitive à cette crise, il doit impérativement évoluer vers des systèmes d’irrigations économiquement rentables en termes d’économie d’eau. Faisant foi de ce constat que le Président Directeur Général de l’Office du Niger, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly s’est rendu à Paris-Nîmes du 16 au 18 octobre dernier afin de visiter un grand et puissant groupe : BRL qui a une expérience avérée dans le domaine d’irrigation et d’exploitation agricole. Pour la circonstance, le patron du géant de la riziculture était accompagné de son Chef Service Maintenance du Réseau Hydraulique, Abdrahamane Coulibaly.

L’objet de la mission était de s’imprégner de riches expériences acquises par le groupement BRL dans la bonne gestion de l’eau d’irrigation et de la maintenance des ouvrages hydrauliques et hydro-agricole pour améliorer l’utilisation rationnelle des potentiels en terres irrigables dans la zone Office du Niger. Cela à travers la découverte des différentes techniques d’irrigation, le mode d’organisation autour de la gestion de l’eau, la découverte de logiciels permettant de contrôler la gestion de l’eau et les installations hydrauliques informatisées. Photo de famille avec les responsable du groupe BRL

Le choix du groupe BRL, à travers sa direction BRL Exploitation n’est pas, du tout, un heureux hasard, car cette entreprise est pour la France, ce qu’est l’Office du Niger pour le Mali dans le domaine d’irrigation et d’exploitation agricole.

La mission a permis de visiter plusieurs systèmes d’irrigation et des modèles de gestion de l’eau d’irrigations qui pourront être exploités et mise en œuvre dans les futurs projets de développement agricole durable de la zone Office du Niger. Très impressionné par le savoir-faire et l’expérience du groupe BRL, le PDG de l’Office du Niger, Dr Mamadou M’Baré Coulibaly a déclaré, à son retour du voyage, à ses collaborateurs ceci : « Nous avons été à l’école, celle des expériences surtout en ce qui concerne la formation des agriculteurs dans les nouvelles techniques d’irrigation (goutte à goutte et par aspersion) et l’essai de nouvelles variétés de cultures. Nous avons aussi compris comment la maitrise du changement climatique se fait à travers des données météorologiques ainsi que la bonne pratique des traitements phytosanitaires. Nous avons été fascinés par l’irrigation des parcelles à partir des bornes d’eau bien calibrées et à travers des conduites sous pression ».

En plus des visites guidées sur le terrain, le patron de l’Office du Niger a eu une séance de travail avec le Directeur général du groupe BRL. Pour la petite histoire, c’est BRL Ingénierie qui a la charge de l’étude de faisabilité économique du Projet de Développement de l’Agriculture Irriguée et Commerciale (PDIAC) portant sur l’aménagement hydroagricole de 8.800 ha à Alatona en zone Office du Niger financé par la Banque Mondiale.

Les discussions ont porté sur la rentabilité du projet, les critères de sélections des promoteurs privés désirant investir sur les parcelles agricoles à aménager à Alatona, le mode de gestion de l’eau et les nouvelles techniques d’irrigation préconisées. Et enfin sur l’appui conseils aux exploitants familiaux. En conclusion, les deux parties sont convenues de la nécessité de renforcer le partenariat afin de dégager une synergie d’action pour faire face à la crise d’eau et d’assurer un développement harmonieux des aménagements hydroagricoles pour assurer une véritable sécurité alimentaire à l’Office du Niger.

Source : CCOM/ON

Mamadou Satigui DiakitéLe weekend dernier ont eu lieu les conférences des fédérations du Rassemblement pour le Mali (RPM) dans plusieurs localités du pays. Objectif : finaliser et valider la liste des candidats du parti et de ses alliés en vue de l’élection des conseillers régionaux des régions de Kayes, Ségou, Sikasso, Mopti, Koulikoro, Kidal, Gao, Tombouctou et du District de Bamako. Parmi ces candidats désignés, nous allons faire un zoom spécial sur le porte étendard de Sikasso, Elhadj Mamadou Satigui DIAKITE désigné tête de liste RPM.

 

ben kattraDu 26 au 29 octobre 2017, le Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Maouloud Ben KATTRA a effectué une tournée dans la région de Tombouctou, avec comme cibles principales le chef-lieu de région de Tombouctou et la nouvelle région de Taoudénit.

Photo café CacaoA Daloa, les acteurs de la filière demandent à l’Etat le renforcement de la sécurité de la campagne qui vient de s’ouvrir.

Les opérateurs des zones de production du café et de cacao de la Région du Haut Sassandra (RCI), se sont retrouvés le vendredi 13 octobre 2017 à la préfecture de Daloa dans le cadre de la cérémonie locale d’ouverture de la campagne de commercialisation 2017- 2018.

EDM saLe Directeur général adjoint de l'EDM-sa, Ladio Sogoba, a au cours d'un point de presse, animé le mardi, 17 octobre 2017 expliqué les besoins de la société fournisseuse d’électricité pour faire des délestages intempestifs un mauvais souvenir. Il s’agit d’un besoin annuel de 30 milliards de nos francs. Mais pour le conférencier, cette somme proviendra forcément des caisses d’EDM.sa. Car, il faut « s’autofinancer ».

Aéroport Bamako Senou-La légèreté du ministre Gano en cause…

-Un trou de plus de 2 milliards décelé… des soupçons de détournements … le BVG se saisit du dossier

-Les comptes 2016 rejetés par le Commissaire au compte

Pour la deuxième fois en cinq ans, le Bureau du Vérificateur Général (BVG) fourre son nez dans la gestion administrative et financière des Aéroports du Mali. Un scandale de détournement à ciel ouvert, jamais égalé dans l’histoire de l’entreprise en est la cause. La gestion calamiteuse des ressources de l’entreprise, l’achat de poste de responsabilité auprès du département de tutelle, la disparition de matériels estimés à plus de trois milliards, la chasse aux cadres valeureux et l’amateurisme notoire au sommet de l’entreprise sont visés. Le personnel interpelle le chef de l’Etat en personne.

L’amateurisme et la promotion de l’impunité sont les grands maux qui minent l’entreprise d’Etat, jadis vitrine de notre pays. Aujourd’hui, tous les indicateurs de performance des Aéroports du Mali (ADM) sont au rouge. Pour l’exercice budgétaire 2016, curieusement les ADM n’ont fait aucun bénéfice. Au contraire, elle enregistre une perte sèche de plus de 2 milliards de nos francs alors que les activités aéronautiques n’ont jamais aussi été aussi denses sous nos cieux que ces dernières années. Mieux, les ADM ont reçu il y a seulement deux semaines le certificat de la norme ISO de la sûreté aéronautique ANAC. Une gestion calamiteuse qui rappelle les dernières heures des entreprises d’Etat ayant fini par être privatisées. Ce que craint d’ailleurs le personnel des ADM, dans la mesure où le principe de toute liquidation veut que la société à privatiser soit en difficulté. Ce qui étonne les travailleurs des ADM, c’est aussi l’indifférence du puissant ministre des Transports, Me Baber Gano.

Assurer l’intérim de l’intérimaire…

Depuis la révocation du désormais ancien patron des Aéroports du Mali, le Colonel Daouda Dembélé, le 3 avril dernier par Traoré Seynabou Diop, alors ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, la période intérimaire a été confiée à son adjointe Faye Oumou Dème. Un PDG allait être nommé sur appel à candidature. Mais, l’intérimaire, censée gérer les affaires courantes avant le recrutement d’un nouveau patron, a été débarquée en plein midi et sans motif valable au profit d’Aly Tamboura, ancien Directeur Technique de l’entreprise, en violation flagrante des textes. Pourquoi cette nomination précipitée par le ministre Me Baber Gano ? Une source révèle : « à la veille de sa nomination, Aly Tamboura lève par un subterfuge des dizaines de millions de nos francs auprès des prestataires des aéroports, plus particulièrement les sociétés de nettoyage, qui ont un contrat de plus de 800 millions de F CFA par an, pour, aurait-il confié, engraisser les pattes des responsables du département que dirige Me Gano et dont il se très proche. Aux prestataires, M. Tamboura avait fait croire que l’intérimaire du PDG, Mme Faye, était sur le point de remettre en cause leurs contrats. Un décret tombe le 14 septembre dernier qui fait d’Aly Tamboura l’intérimaire de …l’intérimaire. Sur instruction de Me Gano, la passation de services se fait plus tôt que prévue. Elle a eu lieu le 4 octobre, date prévue pour le Conseil d’Administration des ADM. Trois PV de chiffres différents sont alors présentés à la DGA sortante qui a, en toute responsabilité, refusé de l’approuver puisque les chiffres ne sont pas sincères. Dès son entrée en fonction, sa première victime a été l’auditeur interne de la boîte. A cette allure nous risquons tous de nous retrouver au chômage si rien n’est fait. », S’inquiète notre interlocuteur.

Gestion catastrophique …

De 2010 à nos jours, les indicateurs de performance des ADM sont au plus mal. On se rappelle que lors du passage d’Aya Thiam Diallo à sa tête, les ADM faisait des bénéfices de près de 3 milliards de F CFA par an et s’est régulièrement acquittée de ses obligations fiscales bien qu’ayant été épinglée par le rapport du Végal en 2011 sous ATT.

Jeune syndicaliste des ADM s’étant particulièrement illustré pour avoir tenu tête à Aya Thiam Diallo, Mamadou Camara, alors Secrétaire général du comité UNTM des ADM, a été bombardé au juteux poste de Directeur commercial de l’établissement en 2013. Depuis sa nomination à ce poste, les chiffres de l’entreprise ne cessent de dégringoler, passant d’un milliard de F CFA de bénéfice en 2013 à moins 2.251.801.000 milliards F CFA de perte sèche en 2016. Toute chose qui a poussé le commissaire au compte à rejeter les comptes 2016 de l’entreprise. Une première dans l’histoire des Aéroports du Mali.

Selon un document confidentiel adressé au Conseil d’administration, la structure du haut du bilan des ADM a été corrigée conformément aux normes comptables en vigueur. Cette modification résulte de la comptabilisation erronée des « Redevances pour le développement des infrastructures aéronautiques et météorologiques » au titre des exercices antérieurs.

Les ADM comptabilisaient en effet les RDIAM en « Produits accessoires » alors qu’elles devraient être en « Subvention d’investissement ». Le montant du report est à nouveau passé de 12 milliards 322 millions 12 mille 225 F CFA (après régularisation) à 3 milliards 660 millions 586 mille 137 F CFA au 31/12/2016 et le montant de la subvention d’investissement (RDIAM) est passé de 2 milliards 394 millions 301 mille 237 F CFA au 31/12/2015 à 8 milliards 353 millions 439 mille 766 F CFA au 31/12/2016.

« Nous n’avons pas reçu de réponse à notre lettre de demande de confirmation de solde adressée à la BMS-sa, en relation d’affaires avec les Aéroports du Mali. Le solde comptable non confirmé s’élève à un montant cumulé de 29 millions 698 mille 180 F CFA au 31/12/2016. », révèle une source proche du dossier.

Informé de la situation, le vérificateur général a envoyé des vérificateurs la semaine-même dans les locaux des ADM. D’autres missions de contrôle sont en cours pour interpeler dans les jours à venir l’ancien PDG, le Col Daouda Dembélé, son Directeur commercial M. Camara et d’éventuels complices sur leur gestion.

Que deviennent les matériels du Camp « Damien Boiteux » ? Photo Camp Damien Boiteux

Une question taraude les esprits. Où sont les matériels du camp « Damien Boiteux » ? A la fin de l’opération Serval et avant le début de l’opération Barkhane, les clés du camp qui porte le nom du chef de bataillon Damien Boiteux, mort à Konna le 11 janvier 2013, ont été remises au colonel Daouda Dembélé, l’ex PDG des ADM par le Général de division français, Jean Pierre Palasset, commandant de l’opération Barkhane.

Cette caserne ultramoderne et ultrasécurisée était construite sur une superficie de 35 hectares et située dans l’enceinte de l’aéroport Bamako Sénou. Elle servait de base à Serval et comprenait des zones de vie, de sport, de loisirs, des aires de décrottage, une pharmacie, une centrale électrique, une importante quantité de gravier pour le bitumage, etc.

Le camp, d’une capacité d’accueil de plus de 1 200 militaires et d’une valeur de 3 milliards de F CFA, a été rétrocédé aux Aéroports du Mali par l’Armée Française avec le projet de construction du salon présidentiel sur une partie dudit camp.

Ce camp stratégique pour nos militaires a été totalement détruit par les responsables des ADM. Le hic est que tous les matériels du camp ont été vendus frauduleusement sans passer par les enchères, comme cela devrait être le cas d’une vente publique. Les employés de l’entreprise affirment également qu’aucune trace des ressources issues de la vente des matériels n’est enregistrée au niveau de la comptabilité de l’entreprise et tout le monde fuit la question. Les autorités sont interpellées pour faire la lumière sur cette affaire qui n’honore pas du tout notre pays.

A suivre …  

Habi Kaba Diakité

Source: L'Enqueteur

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