vendredi 22 septembre 2017 / Mali

PDG Office du Niger Mamadou MBare CoulibalyLes administrateurs de l’Office du Niger étaient en conclave le jeudi dernier à Ségou, dans le cadre de la 40è session de son Conseil d’Administration. Ce 40e conseil d’administration du géant agricole malien a permis aux dirigeants d’examiner les rapports financiers de l’exercice 2016, de faire le bilan de la campagne 2016-2017, de l’état d’avancement de la campagne 2017-2018; aussi il a été question du recrutement du personnel récemment opéré au sein de l’entreprise. Bref  la bonne gouvernance que le PDG Dr Mamadou M’Baré et son équipe entendent imprimer dans la gestion des affaires d’où la confiance retrouvée des PTF à la méthode M’Baré.

La méthode M’Baré porte ses fruits !
A l’ordre du jour de cette 40è session : la lecture du procès-verbal de la 39ème  session ordinaire, le point d’exécution des recommandations issues de la 38ème session, l’état financier du 31 décembre 2016, le rapport de gestion 2016, celui du commissaire au compte du 31 décembre 2016 entre autres. Dans son discours introductif, Dr Coulibaly a annoncé aux participants que l’année 2016 a été principalement marquée par l'apurement des arriérés d’impôts de l’Office du Niger de 1999 à 2013 pour un montant de 3.548.656.829 F CFA ; la mise à disposition par le Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA de 1 milliard de F CFA pour l’entretien et la sécurité du barrage de Markala; la confiance retrouvée des Partenaires Techniques et Financiers entrainant la reprise de nombreux programmes et projets; les actes de gestion pour l’amélioration de la gouvernance, il s’agit entre autres de la programmation et du respect de la tenue des réunions statutaires ; du redéploiement du personnel et du renforcement de capacité  de l’encadrement de base pour une efficacité accrue. Enfin, l’insécurité et le climat de peur ayant entrainé des perturbations dans l’exécution de certains travaux d’aménagement.
Parlant du bilan de la campagne écoulée, il fera savoir aux administrateurs que la moisson a été très bonne la preuve par les épreuves.
 En riziculture, les superficies réalisées au titre de la campagne 2016-2017 en saison et contre saison sont de 121 073 ha pour une production de 731 961 tonnes de riz paddy contre 708 420 tonnes en 2015.
En maraîchage, pour les principales cultures maraîchères (échalote, tomate, patate douce, piment, gombo et ail), la superficie totale mise en culture a été de 8 148 ha contre 9 740 ha en 2015- 2016.
Quant aux cultures de diversification, les réalisations essentielles ont été de 13.494 tonnes de maïs et 28.938 tonnes de pomme de terre.
S’agissant du bilan financier, tous les indicateurs sont au vert. Car l’exercice clos le 31 décembre 2016 affiche les éléments caractéristiques suivants : chiffre d’affaires    est estimé à 6. 104 783 168 F CFA pour un résultat net d’environ 65. 454 892 F CFA. Le total Bilan de l’exercice passé s’élève à 108 473 909 093 F CFA, d’où la satisfaction des administrateurs.  
« Par ailleurs, les documents relatifs au bilan de la campagne 2016-2017, à l’état d’avancement de la campagne 2017-2018, au point d’exécution des travaux d’entretien du réseau hydraulique au 30 juin 2017 et à la note d’information sur le recrutement du personnel sont fournis à titre d’informations. », a laissé entendre Dr Coulibaly.
Pour l’atteinte des objectifs de l’autosuffisance alimentaire dans notre pays, le PDG M’Baré a mis l’accent sur la ressource humaine de qualité. Dans sa vision du renouvellement du personnel de l’Office, des recrutements ont été faits cette année. De nos jours, il travaille beaucoup sur l’amélioration de la gouvernance au sein de l’entreprise à travers le renforcement des compétences du personnel, l’actualisation du plan de carrière, facteur de motivation des travailleurs; le redéploiement de l’encadrement technique, renforcement de ses capacités et le complément de son effectif par le recrutement des conseillers agricoles, animatrices, aiguadiers et éclusiers pour une meilleure couverture de l’encadrement auprès des villages dans le respect des normes d’encadrement. Aussi, il apporté une touche magique à la communication à travers l’amélioration de la communication avec les exploitants agricoles, les services publics, les prestataires et les partenaires techniques et financiers. Ainsi le Service Communication a été renforcé et en personnel et en moyens de communication en termes de messages de sensibilisation au niveau des exploitants agricoles. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt.
A l’Office du Niger, les difficultés ont pour nom : le  faible niveau d’équipement des exploitants agricoles et l’insuffisance de la main d’œuvre due à l’exode des jeunes ruraux vers les zones d’orpaillage traditionnel ; les difficultés de fonctionnement des organisations paysannes ; l’insuffisance de financements pour les aménagements et les réhabilitations ; l’insuffisance du système de drainage ; l’absence d’unités industrielles de transformation et de conservation des produits maraîchers ; le faible niveau de remboursement des dettes contractées par les organisations paysannes et les exploitants agricoles individuels (engrais chimiques, mini rizerie, motoculteurs, semences de pomme de terre) ; la prévalence des maladies liées à l’eau.
A l’issue des travaux, les points inscrits à l’ordre du jour ont été adoptés et d’importantes résolutions et des recommandations ont été formulées à l’endroit des dirigeants de l’Office. A la fin des travaux les administrateurs ont chaleureusement félicité le PDG M’Baré et son équipe pour le travail d’Hercule et qui a abouti aux résultats engrangés.  
Aliou Badara Diarra

Source: L'Enqueteur

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