dimanche 21 juillet 2019 / Mali

Bokary TretaPour donner un caractère inclusif aux réformes politiques et institutionnelles initiées par le Président de la République, IBK et de donner du rythme à la feuille de route déclinée par le Premier Ministre, SoumeylouBoubeyeMaiga,  à l’organisation des élections référendaire et législatives, prévues en juin 2019, Dr BokaryTréta, président du Bureau politique national du Rassemblement pour le Mali (RPM) et de l’Ensemble Pour le Mali (EPM) a entrepris depuis quelques semaines une série de rencontres dans les différents états-majors politiques du pays. Objectif : inviter l’ensemble de la classe politique et de la société civile au dialogue pour la décrispation de la scène politique nationale.

Après sa réélection à la tête du pays pour un second et dernier quinquennat, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita a instruit au Premier ministre, chef du gouvernement d’engager des réformes politiques et institutionnelles en vue de prendre en charge les préoccupations de l’ensemble des Maliens pour la cohésion sociale et une paix durable. Pour la réussite de cette mission, IBK tient à une consultation nationale inclusive. Pour ce faire, le gouvernement a pris un décret portant création d’un cadre de concertation nationale pour prendre les avis des uns et des autres et de les proposer aux experts nommés à cet effet.

Cependant, le consensus nécessaire pour aboutir à ces réformes politiques et institutionnelles tendant à sortir le pays de la crise reste crispé. Pour amener les fils et les filles du pays autour d’une table de dialogue, le leader de la majorité présidentielle, Dr BokaryTréta et ses camarades du BPN-RPM et l’EPM ont entrepris une démarche participative, transparente et inclusive auprès de l’ensemble de la classe politique et de certaines organisations de la société civile conformément aux vœux du président de la République, IBK pour la réussite de la révision constitutionnelle. C’est dans ce cadre que la majorité présidentielle avec à sa tête Dr BokaryTréta a rencontré tour à tour le bureau politique national de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), l’ASMA du Premier ministre SoumeylouBoubéyeMaiga, l’Adema-PASJ, du RPDM de l’ancien Premier ministre Dr Cheick Modibo Diarra, des FARE-AN KA WULI de Modibo Sidibé, de la COFOP de HouseyniAmionGuindo, du parti YELEMA, le Conseil National de la Société Civile, du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), ainsi que les autres forces vives de la nation. Partout où la délégation de Dr Tréta a été reçue, les questions sur les réformes politiques et institutionnelles ont été abordées à fond. A l’unanimité, tous les acteurs sont favorables à la révision constitutionnelle après 27 ans de pratique démocratique. Mais les détails demeurent le fond et la forme.  

Pour pallier ces manquements et donner au projet son sens, il a été convenu entre les acteurs de renforcer le cadre de dialogue entre les partis politiques et la société civile, qui ont confirmé leur volonté de participer au cadre de concertation politique initié par le gouvernement et de travailler à apaiser le climat sociopolitique du pays.

Boniface Dembélé

Révision constitutionnelle

Gouvernement et EPM tenter d’accorder leurs violons…

Alliance Ensemble pour le Mali/ gouvernement a organisé, le dimanche 10 février un atelier d’échanges d’informations sur la révision de la constitution de 1992. Objectif était d’harmoniser des points de vue du Gouvernement et de l’EPM dans la conduite du processus de révision constitutionnelle. C’était sous la présidence de SoumeylouBoubèyeMaiga, Premier ministre, chef du Gouvernement, Dr Boukary Tréta, président de l’EPM et Mohamed Ag Erlaf, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Cette rencontre s’est tenue à l’OrpheusDream Village Hôtel.

L’Alliance politique et électoral « ensemble pour le Mali» est très active. Après ses premières assises le 12 janvier 2019 au CRES de Badalabougou sur le renforcement des capacités de ses membres en vue des réformes politiques et institutionnelles, elle est à pied d’œuvre pour harmoniser son point de vue avec celui du gouvernement. Pour l’alliance EPM, cette révision de la constitution est devenue une exigence pour notre pays au regard de la fragilité de nos institutions et amplement révéléé par la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012.

Le président de la République a instruit auPremier ministre le 20 décembre 2018, dans son discours de nouvel an, d’engager le processus de révision constitutionnelle et toutes les réformes institutionnelles nécessaires dans le cadre d’une démarche consensuelle et inclusive.

Cette journée d’échanges avec les acteurs politiques engagée par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, de la société civile et des groupes signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, tous ont contribué à rehausser l’évènement.

« Je salue cette initiative de SoumeylouBoubèyeMaiga, chef du gouvernement qui a eu le souci, et proposé l’idée de réunir la majorité du président IBK autour des réformes institutionnelles dans la perceptive de réviser la constitution du 24 février 1992. Je souhaite que nous prenions tous ensemble les mesures pour cette initiative et nous nous engageons résolument à la faire aboutir et y mettre un contenu valable qui nous permet de travailler tous ensemble avec les visibilités à notre action commune dans la perceptive de la mise en œuvre du projet présidentiel », a promis Dr Boukary Tréta, président de l’EPM dans son message.

Pour SoumeylouBoubèyeMaiga, Premier ministre, chef du gouvernement, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la bonne gouvernance de notre pays. « La feuille de route que le président de la République a soumise au gouvernement s’articule autour des points dont la gouvernance, la réforme constitutionnelle, alors la diversité de notre pays doit être institutionnalisée sur les droits fondamentaux des citoyens », a déclaré le PM qui a annoncé que le gouvernement a déjà « nommé les membres du comité d’experts pour élargir le cadre de concertation aux niveaux du ministre de l’administration Territorial. Ce processus est une prérogative du président de la République. », a-t-il conclu.

Fatoumata B Tonkawa    

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