mardi 19 octobre 2021 / Mali

 

C’est à travers une conférence de presse tenue mardi 17 août 2021 à la Maison de l’Enseignant, que la Synergie de l’Education signataire du 15 octobre 2016,  par la voix de son porte-parole Ousmane Almoudou Touré, a fait une déclaration au cours de laquelle, il a lancé un appel aux militants à la mobilisation pour l’atteinte de leur objectif commun l’article 39.  


Dans cette déclaration, Ousmane Almoudou Touré a d’abord indiqué que les syndicats de l’éducation sont très attachés à leur statut, fruit d’une longue et laborieuse lutte que les enseignants du Mali ont engagée depuis octobre 2016. Rappelant qu’après plusieurs mois de grèves et de négociations, le gouvernement a accordé le statut au personnel enseignant dans le procès-verbal signé le 02 mai 2017 par les deux parties. Selon lui, après les travaux des commissions, la loi a été promulguée le 16 janvier 2018 et son décret d’application signé le 26 janvier 2018.

« Cependant, il est important de souligner que l’article 39 a pour objets de répondre à une demande d’alignement des salaires des enseignants maliens avec ceux de la sous-région, d’apaiser le climat et d’éviter que les enseignants ne se mettent en grève chaque fois qu’il y a une augmentation sur le statut général mais également, il vise à rendre la fonction enseignante plus attrayante », a déclaré le porte-parole de la synergie. Avant d’ajouter que le gouvernement en adoptant la grille unifiée remet en cause les acquis des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, mais aussi des enseignants du Mali. Il dira que l’unification des grilles souhaitée par le gouvernement vise à accorder une augmentation de 15,17% au statut général qui passe de 1200 à 1382. Cette augmentation a-t-il poursuivi, doit être appliquée aux enseignants du secondaire, du fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.
En outre, Il a souligné que les syndicats de l’éducation, composés de syndicalistes responsables, ne s’opposeront jamais à la revendication d’une organisation syndicale, encore moins à une valorisation des conditions de vie et de travail des travailleurs. En revanche, ils n’accepteront jamais que leurs acquis syndicaux soient remis en cause par un autre syndicat.
Par ailleurs, Ousmane Almoudou Touré, a confié que le gouvernement a engagé des négociations avec les syndicats de l’éducation sur les préavis de grève de 288 heures concernant l’application immédiate de l’article 39 de la loi N° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, du fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Concernant les examens en cours, le porte-parole précisera qu’après le mot d’ordre de boycott des examens de fin d’année lancé par les syndicats, les autorités de la transition dans le dessein de forcer la tenue des examens de fin d’année ont fait confiance à n’importe qui pour surveiller ces examens. Les syndicats de l’éducation par cette déclaration liminaire ont profité de cette conférence de presse pour lancer un appel à leurs militants et tous les enseignants du Mali à ne pas  participer au secrétariat et la correction de ces fraudes orchestrées par les autorités de la transition. Ils invitent les militantes, militants et sympathisants à se mobiliser d’avantage pour l’atteinte de leur objectif commun qui est l’application totale et entière de l’article 39 du statut du personnel enseignant de l’enseignement secondaire, fondamental, préscolaire et spéciale.

ABD                                  

diadie