samedi 17 novembre 2018 / Mali

ibk hollande entree4 jours après son voyage du Gabon, le président de la République du Mali Ibrahim Boubacar Keïta a repris l’avion pour une visite privée à Paris, la capitale française. Lors de cette visite, IBK a eu un entretien avec le Chef de l’état français François Hollande.

bamako2Au Mali, deux enfants de 6 et 8 ans ont été enlevés le week-end dernier à Bamako. L'affaire a créé un vif émoi et le père des enfants, un responsable d'un groupe armé touareg, membre du processus de paix, se dit très inquiet.

1usa ambassyL’ambassadeur Paul Folmsbee , en disant, au cours d’une conférence de presse, que le gouvernement malien doit mettre « fin à tous liens à la fois publics et privés » avec le Gatia, a mis mal à l’aise les autorités du pays qui, elles, n’ont pas voulu réagir le berger à la bergère.

L imam Mahmoud Dicko 04Dans ce Spécial «L’Enquêteur 22 Septembre», le président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), l’Imam Mahmoud Dicko, nous a fait l’honneur de nous accorder l’interview qui suit. Sans langue de bois, il a abordé toutes les questions relatives à la vie de son organisation, en particulier et à toute la nation malienne. L’accord pour la paix et la réconciliation nationale,la bonne foi des parties signataires à faire la paix,l’immixtion des religieux dans la sphère politique,le terrorisme et l’extrémisme religieux au Mali, son soutien au candidat IBK en 2013 dans sa quête du pouvoir, le rôle des forces étrangères (Serval, Minusma et Barkhane) dans la résolution de la crise malienne, tout a été décortiqué par l’Imam Dicko. Sans oublier la diversité dans l’Islam au Mali (source de conflits ?), la situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région… Lisez plutôt !

PDG Office du Niger Mamadou MBare Coulibaly«Nous sommes tous en mission de service public, une équipe soudée gagne». Tels étaient les propos de Mamadou M’baré Coulibaly, alors fraîchement nommé Président Directeur Général de l’Office du Niger. Depuis lors, l’homme s’est mis à l’œuvre, avec comme objectif de réaliser le vœu du président IBK depuis son accession à la Magistrature suprême : faire de l’Office du Niger, le «Grenier de l’Afrique».

IBKDire qu’IBK transpire sous la pluie, relèverait d’une lapalissade, tant les efforts qu’il a consentis pour remettre le pays sur les rails du développement et de la cohésion sociale sont occultés, voire annihilés par des forces négatives et les critiques improductives et stériles, mais aussi et surtout, par les défis liés à la lutte contre le terrorisme et le narcotrafic. Il serait difficile, dans un tel contexte, de faire une évaluation exhaustive des réalisations du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita en trois années d’exercice du pouvoir, tant les défis sont immenses.


Dans un contexte général marqué par les crises, les attentes du peuple sont grandes, les espoirs énormes, le travail pour le véritable changement se réalise au fur et à mesure que les bases pour le bonheur du Mali se dessinent. En répondant oui à l’appel de son peuple, le président Ibrahim Boubacar Keita a pris la responsabilité historique de porter sur son dos le fardeau de tout une Nation, et d’incarner l’espoir de ces millions de Maliennes et Maliens à la recherche du bonheur. Dès lors, l’on peut se demander quelle a été la stratégie d’IBK en trois ans, quels sont les résultats obtenus et comment envisager l’avenir ?


Pour l’honneur du soldat malien


La transition entre les XXe et XXIe siècles aura été un cauchemar pour l’armée malienne. Le pays, en proie à des menaces terroristes l’armée, est confrontée sur son propre sol à plusieurs ennemis très puissamment armés et soutenus depuis l’étranger. Ayant hérité de cette situation chaotique et ce, dans le but de restaurer l’honneur du Mali, le président Ibrahim Boubacar Keita entreprend de grandes réformes pour arrêter l’hémorragie au sein de l’armée nationale. Homme d’action, surtout dans les situations délicates, IBK sait que le temps est très précieux. À peine s’est-il installé au pouvoir, qu’il entreprend en décembre 2013 le processus de réforme pour redonner à l’armée malienne ses lettres de noblesses. Une nouvelle armée mieux formée, mieux équipée avec une nouvelle mentalité, les ambitions du président sont à la hauteur des espoirs que son peuple attend de lui. Le président Ibrahim Boubacar Keita met tout en œuvre pour arriver à réaliser une de ses promesses de campagne. Dans cette dynamique, la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) est votée et le Conseil supérieur de la défense voit le jour. Sa mission est de garantir une adaptation des Forces armées maliennes aux nouvelles réformes.
A la suite de ces acquis, l’armée malienne est dotée de nouvelles tenues (3 tenues par soldats, accessoires y compris), 11 000 casques balistiques, 7000 gilets pare-balles, des pick-up 4x4. Pour rehausser le moral du soldat, le régime du président Ibrahim Boubacar Keita met en place, en 2015, l’indemnité compensatrice de logement dont bénéficie tout le personnel non logé de l’armée.On note également une révision de la grille indiciaire et l’intégration des 15% de primes de sécurité dans le salaire, en plus un nouveau Statut général des militaires a été voté le 30 juin 2016 par l’Assemblée nationale. La liste est longue, car les acquis dont bénéficie aujourd’hui le soldat malien sont énormes. L’armée est en pleine mutation. Au plan des infrastructures, il y a eu la pose de la première pierre de logements sociaux au profit des Fama à Kambila (Kati).
Le président Ibrahim Boubacar Keita travaille en toute discrétion et dans l’efficacité la plus totale. Sur un total de 15 000 personnes que compte recruter l’Etat dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) sur la période de 2015-2019, donc autant d’emplois créés, 5 000 recrues sont déjà internées dans les centres de formation commune de base. Observer, conseiller et décider, les missions du nouveau ministre de la Défense ne seront pas de tout repos. Car, les instructions du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, sont fermes : redorer le blason d’une armée aujourd’hui affaiblie et trahie.


Vers la mise en route de l’Accord de paix


IBK l’avait promis lors de sa campagne présidentielle en 2013 : le Mali restera Un et Indivisible. L’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger a respecté cet esprit du président. Les difficultés rencontrées sur le terrain ne peuvent pas saper la volonté du gouvernement d’aller vers une solution définitive au conflit qui sévit dans le Nord et le Centre du pays. Des actions et efforts inlassables sont consentis en faveur de la paix et de la réconciliation, chaque jour, par le Ministère de la Défense et des Anciens combattants. Le processus de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion est en cours. Le département de la Défense a déployé une enveloppe de plus de quatre milliards de Fcfa dans le cadre du pré-cantonnement pour la prise en charge de 600 ex-combattants par site, sur un total de 24 sites. Cela fait à terme un total de 14 400 ex-rebelles qui auront déposé les armes et qui seront insérés dans une nouvelle vie professionnelle à travers une formation.
Le Mécanisme opérationnel de coordination (Moc) a été créé en octobre 2015 et vient renforcer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Le Moc a reçu une dotation de 50 pick-up de la part du gouvernement de Modibo Keita. Par ailleurs, un traité de coopération en matière de défense a été signé le 16 juin 2014 avec la France, un an à peine après l’accession au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita. Ce traité vient renforcer celui de 1985.
Dans la vision que le Chef suprême des armées, Ibrahim Boubacar Keita, les Fama, même éprouvées sur le terrain, doivent veiller à la sécurité des personnes et de leurs biens. Des Unités spéciales ont été constituées dans ce sens. Leurs interventions contre le Byblos à Sévaré, le Radisson Blu ou l’hôtel Nord-Sud à Bamako témoignent de la détermination et de l’engagement du chef de l’Etat à lutter contre le terrorisme et le jihadisme. Dans ce combat mortel contre les terroristes, nos Fama engrangent des résultats dont font peu écho les médias.
Les opérations Seno, Maliba, Sama, etc. ont permis l’arrestation de plus d’une centaine de terroristes et l’élimination de plus de la moitié. Dans les localités de Tominian, Bankass, Koro, «l’Opération Seno a permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes. Les FAMa ont tué dans l’œuf les velléités de création d’une branche sud du groupe Ançar Eddine, avec la déstructuration de caches d’armes et de repaires terroristes. Dans les localités de Diabaly, Nampala, Nara (secteur 5), elles ont aussi mis hors d’état de nuire de nombreux terroristes.

«Au regard de la nature de la menace terroriste, les FAMa entretiennent une coopération dynamique avec leurs homologues dans le cadre du G5 Sahel, de l’Initiative de Nouakchott…», selon le Colonel Diarran Koné du Ministère de la Défense et des Anciens combattants.
En 2015, des commandes d’aéronefs ont été effectuées par l’Etat, mais les délais de livraison demeurent encore un obstacle à franchir. D’autres actions sont en cours. En seulement 3 ans, IBK a réussi à faire de son armée une armée de gagnants. Mais, les défis sont énormes, ce qui occulte, voire annihile les résultats encourageants qu’ont engrangés nos FAMa.
Justin Papin

Source: L'Enqueteur

 

yacouba katile UntmEl Hadj Yacouba Katilé, Inspecteur des Douanes de son état, l’homme n’est plus à présenter, tant il a joué un rôle déterminant dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs du Mali, sans exclusive. Dans l’interview qui suit,

Dr KouribaAvec une production record de 2,451 millions de tonnes de riz pour la campagne rizicole 2015/2016, le Mali devient deuxième producteur ouest-africain de riz derrière le Nigeria. Ce résultat, le Mali le doit à la politique du chef de l’Etat, mais aussi…à la recherche agricole coordonnée par un homme de terrain, peu bavard. Le Dr Aly Kouriba, biologiste et chercheur, est à la fois coordinateur national du Programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PPAAO) et Secrétaire Exécutif du Comité National de la Recherche Agricole (CNRA).

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