mercredi 14 novembre 2018 / Mali

Depuis plusieurs jours, les ressortissants de l'Afrique de l'Ouest établis en Angola en général et nos compatriotes en particulier se trouvent dans une situation de détresse.

Face à cette situation difficile, le Conseil supérieur de la diaspora (CSDM) est monté sur le créneau. Son président Mohamed Chérif Haidara a animé un point de presse pour expliquer la situation aux hommes des médias mais aussi interpeler l'opinion publique nationale et internationale en vue de réactions rapides. C'était vendredi 2 novembre dernier au siège du CSDM.
D'entrée jeu, le conseil supérieur de la diaspora a fait un communiqué. Selon le communiqué lu par Mohamed Maiga, porte-parole de la structure, le CSDM apporte son soutien à nos compatriotes tout en s'impliquant à travers sa structure de base en Angola afin de parvenir à une analyse objective de la situation. Par ailleurs, au regard de la profondeur du drame, le CSDM lance un appel à l'opinion publique nationale et internationale afin qu'elles agissent en appui aux gouvernements concernés dans le cadre des droits humains et des accords d'établissement pour assurer leur protection physique et matérielle dans ce pays frère : l'Angola. D'après le communiqué, le CSDM affirme que les premières informations recueillies renvoient à penser que les Maliens, les Guinéens et Sénégalais sont les plus nombreux à connaître cette situation de détresse. Cette situation donne encore l'occasion au CSDM de réitérer sa demande de faire de la migration un véritable enjeu économique et politique et surtout faire en sorte que sa gestion soit collectivement prise en charge par les Etats dans le cadre des organisations régionales constituées. Dans ce cas spécifique, à en croire le communiqué, le CSDM œuvre auprès du gouvernement du Mali pour analyser la crédibilité des informations afin d'informer l'opinion nationale et internationale et de parvenir à une solution plus adaptée à la situation.
Pour le président du CSDM, Mohamed Chérif Haidara, deux raisons sont à la base de cette situation à savoir l'enregistrement des étrangers en situation régulière et irrégulière ainsi que l'interdiction faite par les autorités angolaises aux étrangers d’accéder à un certain nombre de sites. Il estime que dans cette situation, il y a des Maliens qui ne dépassent pas dix-sept selon les informations et des vrais faux Maliens C'est à dire des Maliens détenteurs de documents administratifs d'autres pays de la sous-région comme la Côte d'Ivoire et la Mauritanie au nombre de quarante-sept. Il a aussi apporté un démenti sur les images circulqnt sur les réseaux sociaux qui, selon lui sont de fausses images datant de 2015 en provenance de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria.
Après avoir rappelé la part de la diaspora malienne dans l'économie, estimée par la Banque mondiale à 800 milliards en 2017 soit 14% du PIB, Mohamed Chérif Haidara a salué les actions du président de la République, son excellence Ibrahim Boubacar Keita et du ministre des Maliens de l'extérieur et de l'intégration africaine, Yaya Sangaré pour la protection des Maliens partout où ils se trouvent.
Mamadou Nimaga

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