lundi 24 juin 2019 / Mali

AnaserEn partenariat avec le ministère des Transports, l'Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) a lancé la huitième édition de la journée nationale de la courtoise sur la route. Comme chaque année dans la plupart des pays francophones à cette date. La cérémonie de lancement de ce geste qui sauve des vies, s'est déroulée hier, dimanche 24 mars à l'intersection de Hamdallaye Monument « Samaba ». Le thème était : « Le respect des injonctions des agents de la police routière ».

Soumana Mory Coulibaly, ministre des Transports a procédé au lancement officiel de cette huitième édition de la journée nationale de la courtoisie sur la route. Une journée d'une importance extrême pour tous les citoyens, pense-t-il. Le chef d’escadron, le directeur général de l'Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), Mamadou Sidiki Konaté, explique que conformément au thème, les usagers de la route doivent obligatoirement respecter les instructions et les injections des agents de la route. Ce geste n'étant pas adopté par la plupart des usagers est selon le directeur, un geste patriotique et citoyen. Il invite tous les maliens à être tolérants et d'accepter de partager la route en ce jour de 24 mars, un comportement qu'il espère voir chaque jour de l'année à commencer par ce dimanche.

Les constats ont prouvé que l'impertinence est source d'accidents routières, déplore-t-il. « La conduite d'un véhicule requiert cent pour cent de l'attention du conducteur », explique le directeur général. Il ajoute que dès lors où on est victime d'une imprudence en circulation routière, on s'énerve et cet état peut amener à perdre les capacités normales de conduite. L'ANASER veut véhiculer les trois messages importants qui sont à l'ordre du jour, des messages qui sont tous inclus dans le code de la route. Le premier message est l'appel qui s'adresse à tous les maliens à la courtoisie, l'appel à la tolérance et l'appel à la prudence.

Face à ce défi, l'ANASER en collaboration avec plusieurs ONG et associations ont déployé des agents en gilets jaunes dans toutes les grandes villes du pays. Afin qu'ils procèdent à cette campagne de sensibilisation qui peut harmoniser les circulations et même sauver des vies. Les agents seront dans les carrefours, les intersections et à côté des policiers pour effectuer ces sensibilisations.   Ces différentes campagnes de sensibilisation sur e terrain sont sous l'instruction du ministère des transports, affirme le DG.

Le commandant major, Adama Coulibaly, chef de la section des voix publiques de Bamako pense que des journées comme celle-ci leur facilitent beaucoup le travail qu'ils doivent effectuer. Il s'est exprimé sur les difficultés quotidiennes auxquelles ils doivent faire face dans leur travail. Il y a beaucoup d'incivismes caractérisées par le non respect des injonctions des agents lorsqu'on régularise la circulation, ajoute-t-il. Le rapport qui est entre les policiers et les citoyens est difficile. Les citoyens se plaignent des attitudes des agents qui n'hésitent pas à prendre de l'argent qui dépasse le prix réel des infractions. Et les policiers pensent que les usagers ne respectent pas les codes de la route. Ce manque de confiance entre les deux parties poussé les usagers à ne pas porter attention aux injections des agents. Ce fléau existe mais tout le monde doit respecter la loi.

Adama Coulibaly revient sur l'attitude des usagers envers les piétons. Cette journée de courtoisie est l'occasion parfaite pour inviter les véhiculés à être courtois envers les piétons même quand leurs feux tricolores sont en couleur verte. Pour terminer, il invite les usagers à comprendre que même si on a raison dans certaines situations, on doit tolérer l'autre comme céder le passage.

KADER DIARRA

Source: L'Enqueteur

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