dimanche 19 novembre 2017 / Mali

Habib Sissoko président judoLe renouvellement des instances de la Fédération Malienne de Judo et Disciplines Associées (FMJDA) est prévu pour ce samedi 27 mai 2017 à Bamako. Avant cette grand-messe des judokas, l’heure est au grincement des dents. Afin d’éviter une interminable crise sur cet autre front sportif, les frondeurs demandent l’intervention du ministre des Sports, comme pour la FEMAFOOT.

Donc, pour sauver le judo malien des mains des amateurs, les vrais judokas de la génération consciente s’organisent à travers un collectif pour prendre leur destin en main et dire non aux pratiques mafieuses du bureau sortant, dirigé par Mamadou B. Traoré dit Amadou, un novice du judo, téléguidé et manipulé par son mentor Habib Sissoko, ancien président de ladite fédération, non moins président du Comité National Olympique Sportif du Mali (CNOSM) et président de l’Union africaine de judo. Après plus de dix ans de règne à la tête de la FMJDA, l’équipe de Amadou B. Traoré n’a rapporté à notre pays zéro médaille. Avec ce résultat lamentable, les jeunes ne veulent plus de lui à la tête de leur sport favori d’où la rébellion des adeptes du combat japonais au Mali.

Le bateau judo va couler si l’on n’y prend pas garde. Pour cause, après deux mandats à la tête de la Fédération malienne de judo, assortis d’un résultat médiocre avec comme conséquence le découragement des pratiquants et amateurs de cette discipline sportive, jadis très convoitée dans notre pays. Le tout-puissant Habib Sissoko s’apprête à renouveler le bureau de FMJDA en catimini pour imposer son pantin d’ami Amadou au détriment des vrais judokas. Aujourd’hui, il n’est pas besoin d’être spécialiste de cette discipline pour se rendre compte des vraies intentions de Habib Sissoko. Un coup d’œil sur la composition de l’actuel bureau nous en dira plus. Il s’agit en effet de se servir de la fédération et non servir sa patrie. Autrement dit, « manger et faire manger l’autre tant pis pour les judokas. »

Pourtant, pour ceux qui ne le savent pas, Habib Sissoko est un dirigeant sportif très apprécié de l’instance mondiale du judo dont il membre et où il occupe le poste de chargé du développement mondial du judo. Mais dans son propre pays, cette discipline est dans l’agonie non pas par manque de pratiquants mais à cause de leur cupidité et son manque d’intérêt pour le judo malien.

Comment comprendre qu’il puisse confier la destinée de ce sport à des novices et non pratiquants, qui n’ont aucun amour pour cet art martial. A commencer par le Président de la fédération sortant, Mamadou Bakary Traoré dit Amadou. Un illustre inconnu du monde des judokas ? Idem pour le secrétaire général et le trésorier général de son bureau ?

Comme si cela ne suffisait pas, la direction technique nationale, qui est censée être la locomotive du judo malien, serait confiée Boubou Sidibé, qui n’a ni le niveau ni la compétence requise pour tirer le judo malien vers le haut.

Et l’entraineur national M. Abdoul Aziz Théra, âgé de plus de soixante ans, n’a plus assez d’énergie pour coacher les jeunes. Pire, pour les compétitions au niveau international, la sélection est faite sur la base du favoritisme et du népotisme selon les judokas frondeurs.

Les meilleurs et les vrais pratiquants sont toujours mis à l’écart. On se rappelle lors des Jeux olympiques de Rio 2016 au Brésil, notre compatriote Ayouba Traoré n’a tenu que 34 secondes de combat face à son adversaire. Toutes ces raisons qui poussent les vrais judokas à prendre leur destin en main et réorganiser le monde du judo et donner plus de médailles à leur patrie. Autrement, le judo aux judokas. Dans leur révolte contre le système mafieux mis en place par   Habib et son clan, ces jeunes ambitieux et plein d’énergie ont entrepris des démarches pacifiques et responsables pour convaincre Habib et son équipe que le monde du sport n’a pas besoin d’instabilité en cette période très difficile pour notre pays.

Il faut, pour cela, choisir un vrai pratiquant ou quelqu’un qui porte le judo dans le cœur. Mais le président semble ignorer les révendications des frondeurs en date du 1er avril 2017. Dans cette correspondence, le collectif décrie l’absence d’orientation stratégique pour le développement du Judo au Mali ; le manque d’objectif cohérent de la Fédération malienne de judo ; le faible niveau de qualification de la direction technique qui nuit considérablement à notre discipline ; l’absence des ligues au niveau des régions, seulement deux ligues mises en place depuis la création de la Fédération en 1961 (Kayes, Ségou) ; la baisse considérable du nombre de pratiquants ; le niveau de pratique très faible de nos athlètes ; la baisse significative des manifestations organisées par la Fédération ; le manque de résultat avéré de nos athlètes au niveau international et le manque de formation et de qualification des moniteurs. »

« Ce constat établi est partagé par plusieurs experts dont M. NACER Ouarab d’Algérie. Nous devons être réalistes et prendre des mesures de bon sens pour redresser le judo dans notre pays. Il est donc urgent de changer les anciennes pratiques avant que le judo ne disparaisse totalement du paysage sportif malien.

Pour un dénouement pacifique et heureux de cette crise qui n’honore ni les pratiquants, ni la fédération encore moins le département, après celle du football, le leadership du ministre des Sports Housseyni Amion Guindo dit Poulo est plus que jamais nécessaire.

*Correspondance particulière

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