dimanche 19 novembre 2017 / Mali

Habib Sissoko président judoGabegie, corruption, faux et usage de faux. Voici le sport favori au sein du Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM). Dans une correspondance déposée à notre rédaction, les détracteurs de Habib Sissoko, le Président du CNOSM règlent leurs comptes. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient d’«égarements du CNOSM » et accusent de « gabegie financière depuis 2000. » Pour ses détracteurs, Habib Sissoko qui clame haut et fort « n’avoir pas besoin de l’argent du sport » se retrouve ainsi mêlé a une malversation sans précédent dans le milieu du sportif malien. Sa stratégie : maintenir les athlètes dans un système de dépendance à travers une certaine précarité.

Le CNOSM est-il devenu une entreprise personnelle d’Habib Sissoko ? En tout cas, Habib Sissoko et son clan se sucrent, nos athlètes mordent la poussière !  C’est cette sombre image que les opposants à M. Habib pointent d’un doigt accusateur. En effet, après le cas Lamine Kéita, ancien président du Comite olympique, le cas Habib semble plus que préoccupant. La Politique du CIO est de mettre l’athlète au centre de toute activité sportive et lui donner le confort qu’il faut en fonction de son mérite.
Au cours cette enquête, nous nous sommes très vite rendu compte de la très grande aversion (euphémisme) qu’éprouvent anciens et nouveaux athlètes boursiers olympiques ou non à l’égard de Habib Sissoko. De Daba Modibo Kéita (taekwondo), Ibrahim Guindo (judo), Mohamed Dabitao (judo), Lassine Dembélé (judo), Mohamed Camara (judo), Bourama Mariko (judo), Oumar Touré (natation), Moussa Camara (athlétisme), Aminata Doumbia (taekwondo), Ayouba Traoré, Ismaël Coulibaly (taekwondo) la liste est encore très longue, aucun ne semble le porter dans son cœur.
Les raisons de ce dégoût collectif des athlètes tirent sa source dans le «si ce n’est moi, il n’y a personne », la litanie préférée d’Habib Sissoko et le mécanisme visant à maintenir les athlètes dans un système de dépendance à travers une certaine précarité. L’on soupçonne M. Sissoko de financer ses nombreux voyages en classe affaires dont le tarif minimum sur l’Europe serait d’un million huit cent mille (1.800.000) F CFA et sur l’Afrique de sept cent mille (700.000) sur la bourse des athlètes ?
L’on parle de 75%-25% de coupes systématiques effectuées sur les montants des subventions que certains projets non pas des moindres n’étaient même pas réalisés et sont justifiés quasiment de la même manière au CIO. Il s’agit de pratiques absolument frauduleuses visant à enrichir l’exécutif du Comité Olympique. Ce terrorisme financier dans le sport qui s’opère depuis plus d’une décennie au Comité olympique est la cause flagrante du dégoût des athlètes et du peu d’évolution dans le sport malien.
Habib Sissoko ne se serait livré à cette pratique qu’à partir de son 2e mandat à la tête du CNOSM selon ses adversaires. Ainsi donc, après avoir trahi et réussi à éjecter par un tripatouillage énorme feue Salamatou Maiga et de Feu Boubacar Diouf ; deux ténors du sport malien dont les valeurs sont incontestables, qui étaient respectivement membres de la Fédération Malienne de Basketball et de la Fédération Malienne de Taekwondo.
Si Salamatou Maiga avait pu se maintenir au niveau du basketball sans vaciller car membre de la Fédération internationale de basket-ball, Boubacar Diouf n’a pas eu autant de chance. Il a été éjecté hors de la fédération de taekwondo. Mais, à quelque chose malheur est bon, Boubacar Diouf a montré tout son leadership sportif par la suite en créant le fleuron parmi toutes les jeunes fédérations nationales sportives : la fédération malienne d’escrime dirigée aujourd’hui par son protégé Abdoul Wahab Zoromé.
Ils balancent…
La gestion d’une importante somme d’agent destinée au développement du judo, mise à disposition du Président du développement mondial du judo (Habib SISSOKO) par la FIJ, pour rehausser le niveau du judo en Afrique en général et à celui du Mali en singulier, un montant d’un demi-milliard (500.000.000) suscite des interrogations.  Les besoins et l’implication ainsi que la manière avec laquelle les fédérations répondent aux demandes de la FIJ en matière de développement du judo était également prise en compte. Selon nos sources, un compte aurait été ouvert à la BNDA pour y loger ces fonds depuis 2011 sous l’étiquette « Africa development foundation ». Les dépenses effectuées par la fondation pour le compte de la fédération de judo du Mali seraient assimilées au financement de la campagne de Lassana Palenfo à la tête de l’ACNOA depuis sa création et faussement justifiées par les mêmes fausses factures au sein du Comité olympique.  Le reste des fonds serait investi dans l’une des nombreuses entreprises du douanier et transitaire qu’est le président de la Fédération Malienne de Judo, Mamadou Bakary TRAORE. Est-ce du blanchiment ?
Correspondance particulière
Source: L'Enqueteur

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