RCI : Trois candidats déclarés pour la présidence de la FIF

A quelques mois de l’élection à la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), le paysage électoral se précise. Entre volonté de continuité et désirs de rupture, trois figures majeures ont déjà officialisé leurs ambitions pour diriger le sport roi en Côte d’Ivoire.
Le fauteuil de « La maison de verre » de Treichville suscite déjà toutes les convoitises. Ce scrutin, qui s’annonce comme l’un des plus compétitifs de l’histoire récente du football ivoirien, voit s’affronter des profils aux stratégies bien distinctes.
Élu en avril 2022 au terme d’un duel épique à Yamoussoukro, le président sortant, Idriss Diallo, est naturellement candidat à sa propre succession. Fort d’un bilan marqué par la modernisation des infrastructures et le renforcement de la gouvernance, l’actuel patron de la FIF mise sur la stabilité.
Son argument phare : poursuivre les chantiers engagés pour accroître le rayonnement international du football ivoirien. Après avoir devancé de justesse Sory Diabaté lors du précédent scrutin, il compte sur son expérience et son réseau pour transformer l’essai.
Face à lui, Marc Zoro, ancien international ivoirien, incarne une nouvelle voie pour les anciens footballeurs. Candidat déclaré depuis octobre 2025, le président de l’Union des footballeurs professionnels de Côte d’Ivoire (UFPCI) veut insuffler une dynamique de professionnalisation.
Ancien soutien de Didier Drogba en 2022, Zoro Marc semble s’inspirer du projet « Renaissance » pour proposer une vision centrée sur la formation des jeunes et la structuration des clubs locaux. Il se positionne pour l’élection du président de la FIF prévue en août 2026.
Souleymane Cissé, président du Racing Club d’Abidjan (RCA), qui a officialisé sa candidature le 12 février 2026, porte un diagnostic sévère sur l’état du football local, déplorant la fuite des talents vers les championnats voisins.
Son ambition est de rendre les compétitions nationales plus attractives et sécurisées pour que les stades ivoiriens redeviennent des lieux de spectacle et de fierté nationale. Si ces trois candidatures sont fermes, le jeu reste ouvert.
Le nom de Malick Toé, actuel vice-président du Comité exécutif de la FIF, circule avec insistance dans les états-majors et sur les réseaux sociaux. Bien qu’aucune annonce officielle n’ait été faite, son éventuelle entrée en lice pourrait redistribuer les cartes d’un scrutin qui promet d’être électrique au lendemain du mondial.
AP/APA
