Conakry : le célèbre prisonnier guinéen Toumba Diakité meurt en détention !
L’annonce a plongé la Guinée et le monde entier dans la stupeur. Commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba ou Man Favelo , ancien aide camp du chef de l’Etat guinéen, capitaine Moussa Dadis et figure clé du procès du massacre du Stade du 28 septembre 2009, est décédé à l’aube du 25 mars 2026 en détention. Hospitalisé en urgence après une aggravation brutale de son état, il n’a pas survécu à une péritonite aiguë consécutive à une hernie étranglée selon un communiqué du département de la Justice. Son décès marque un tournant dans ce dossier historique, laissant en suspens une part de vérité attendue par toute une nation. Les faits ayant conduit à son décès selon nos confrères guinéens.
Maison centrale de Coyah : comment Toumba Diakité a été extrait à 4h du matin…
En prison depuis fin 2016, l’ancien aide de camp du capitaine Dadis a été reconnu coupable par la justice de son pays de crime contre l’humanité et condamné à 10 ans de prison ferme lors du procès du massacre du stade 28 septembre en 2009 avec plusieurs co-accusés.
Depuis, sa cellule de prison le célèbre prisonnier Toumbarek avait nourri des ambitions politique et a même fondé un parti politique pour se porter candidat à la présidentielle de décembre 2025 en Guinée contre le Général Mamadi Doumbouya. Mais sa candidature a été rejetée par la commission électorale faute de visite médicale. Dés lors sa descente aux enfers dans l’univers carcéral a commencé jusqu’à sa mort.
En détention à la Maison centrale de Conakry depuis 9 ans, il a été extrait de force début février 2026 pour la prison de Coyah. Le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, a été extrait une nouvelle fois de la maison centrale de Coyah, où il était détenu depuis le 10 février dernier, dans un isolement total au sous-sol de la prison, selon les témoins. Mais ce qui s’est passé ce lundi 23 mars, aux environs de 4 heures du matin, dépasse désormais le simple cadre d’un transfert pénitentiaire si l’on en croit aux témoins.
Selon les informations recueillies par Gbassikolo, un dispositif lourdement armé a été déployé autour de la maison centrale de Coyah. Des pick-up militaires, des blindés, et des éléments équipés d’armes lourdes ont pris position, transformant les lieux en véritable zone d’opération.
Puis, comme dans un scénario déjà vu, pour le cas de Claude Pivi, la mise en scène a commencé.
Des hommes, habillés en blouses blanches d’hôpital, ont pénétré dans l’enceinte carcérale. Une apparence soignée, presque rassurante, mais derrière laquelle se cachait une mission bien précise, extraire Toumba Diakité.
La méthode n’est pas nouvelle. Elle rappelle étrangement celle utilisée lors de l’extraction du colonel Claude Pivi dans la même prison, escorté à l’époque par des individus déguisés en personnel médical avant de disparaître dans une ambulance noire a écrit notre confrère.
Ce lundi, le même décor. Les mêmes habits. La même stratégie. Les hommes en personnel médical, blouses blanches, se sont dirigés directement vers le sous-sol, là où Toumba était détenu à l’isolement. Une opération rapide, ciblée, sans détour.
Selon nos sources, Toumba Diakité a exigé la présence de ses avocats avant toute sortie. Une demande légitime. Mais dans cette opération visiblement déjà décidée, aucune place n’a été laissée à la procédure. Il n’a pas été écouté. Les agents ont procédé autrement, ils l’ont bandé les yeux, sans notification officielle, sans document présenté, il a été conduit de force hors de sa cellule. À l’extérieur, une ambulance noire attendait. Moteur allumé. Toumba y a été embarqué sous escorte renforcée : blindés, pick-up armés de 14-7, et un convoi sécuritaire digne d’une opération militaire.
Selon un communiqué des services pénitentiaires, le célèbre prisonnier a été admis au centre hospitalo-universitaire Ignace Deen pour des soins médicaux et le mercredi 25 mars 2026 à 4 heures 35 minutes le commandant Toumba a été déclaré décédé dans un tableau clinique de hernie de la ligne blanche étranglée compliquée d’une péritonite aigué généralisée selon ses médecins traitants. L’annonce de cette nouvelle a bouleversé tout le monde. Après l’oraison funèbre présidée par le ministre des Affaires religieuses, Karamogo Diawara, la dépouille a été restituée à sa famille pour inhumation.
Son pére, Mamadi Diakité, colonel à la retraite a prié pour le repos éternel de l’âme de son fils et a remercié le général Mamadi Doumbouya, président de la République de Guinée pour tout ce qu’il a fait pour Toumba. Mamady Doumbouya a mes bénédictions a t il dit. « Personne n’a tué mon fils. C’est son heure qui est arrivée. C’est Dieu qui me l’a donné, il a pris. Toumba a disparu mais il n’est pas mort. Donc, que personne n’accuse quelqu’un d’autre. » a-t-il conclu le colonel Diakité. Toumba régagnera sa derniére demeure le vendredi 3 avril 2026 auprès des siens à Conakry finalement au lieu de son village natal à Mandiana.
Rassemblés par la Rédaction
