20 avril 2024
Accueil » Blog » Moussa Alassane Diallo, PDG de la BNDA à la promotion 2014 de la FSEG : « Tant qu’un membre de la promotion restera en chômage… ma mission n’est pas terminée »

Moussa Alassane Diallo, PDG de la BNDA à la promotion 2014 de la FSEG : « Tant qu’un membre de la promotion restera en chômage… ma mission n’est pas terminée »

0
Moussa Alassane Diallo DG BNDA

Moussa Alassane Diallo DG BNDAEn marge de la célébration du 3ème anniversaire de la promotion éponyme du DG de la BNDA, son parrain, Moussa Alassane Diallo promet de rester au chevet des jeunes chômeurs jusqu’à la fin de sa vie. Dans cette interview exclusive, ce banquier de carrière, non moins Président de l’APBEF, prodigue des conseils précieux à la promotion 2014 de la FSEG (AQPE) qui porte son nom et à tous les jeunes diplômés en quête d’emploi. Lisez plutôt !  

Bonsoir Monsieur le DG, nous venons de fêter le 3ème anniversaire de la promotion qui porte votre nom. Qu’est ce que cela représente pour vous ?

Nous fêtons ce soir le 3ème anniversaire de la promotion qui porte mon nom. Ça fait déjà trois ans. Pendant ces trois années nous avons eu à travailler très durement pour à la fois tracer un programme d’activités et assurer aussi sa mise en œuvre. Mais le point central de ce programme d’activités, c’est comment assurer l’insertion socio professionnelle de tous les membres de la promotion. Je pense que c’est ça l’objectif N°1. En cela, je pense qu’on peut être satisfait de ce qui a pu être réalisé même si beaucoup reste à faire. Aujourd’hui, on peut constater que plus de 50% des membres de la promotion, environ 160 universitaires, ont pu assurer leur insertion socio professionnelle en trois ans. Je pense que c’est très encourageant et c’est très positif. Cela a été possible par l’accompagnement, l’appui mais aussi par le leadership de leur président. On a pu mettre aussi un certain nombre de paramètres de stages de qualifications, des renforcements de capacité, des stages en entreprise. Je pense que tout cela a été de nature à assurer des leviers sur lesquels les jeunes se sont appuyés pour assurer leur insertion socio professionnelle. Maintenant, il faudra que nous puissions continuer à travailler pendant les années à venir pour que les 50% aussi qui ne sont pas encore insérés dans la vie socio professionnelle puissent trouver leur compte. En tout cas, l’objectif final pour moi c’est d’assurer l’insertion socio professionnelle de tous les membres de la promotion. C’est l’objectif ultime. Tant qu’un membre de la promotion restera en chômage, je continuerai à croire que ma mission n’est pas terminée pour cette première phase.

Qu’est-ce que cet engament représente pour vous ?

Bon c’est une mission d’abord pour moi, une mission personnelle, un engagement. Parce que en acceptant de parrainer une promotion c’est des responsabilités et quand on accepte des responsabilités, il faut les assumer. Mais le préalable quand on termine les études, c’est d’avoir un emploi. Je pense que ce premier objectif que le président et moi-même, nous sommes concentrés de façon à mettre à la disposition de toute la promotion des instruments qui peuvent leur permettre d’assurer leur insertion socio professionnelle. Je me sens totalement responsable de l’insertion de tous les membres de la promotion. En le disant, je le dis avec beaucoup de force et de conviction. Ce n’est pas pour rien que j’ai accepté que la promotion porte mon nom. Ça c’est le premier objectif. Et le deuxième, il faut aussi continuer à accompagner ceux qui ont déjà un emploi. Que ça soit un emploi salarié ou l’auto emploi, par les conseils, par les accompagnements, par le renforcement de capacité de façon qu’ils puissent conduire une vie professionnelle apaisée et qu’ils puissent avoir les réussites nécessaires dans les emplois où ils sont. Voilà les deux leviers sur lesquels on est en train de travailler et l’engagement du président de la promotion plus la disponibilité de tous les membres feront que nous serons à mesure vraiment dans les trois prochaines années de dire que l’ensemble des membres de la promotion ont une activité, une famille et une vie heureuse. Et en ce moment, comme je le dis c’est une mission qui est éternelle pour moi. J’ai la conviction que cette mission éternelle va se poursuivre même si tous les membres de la promotion seront insérés dans la vie professionnelle. C’est une autre phase de l’appui et l’accompagnement.

Cela fait aussi trois ans que, Monsieur le Directeur, vous encadrez et accompagnez ces jeunes diplômés. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

C’est leur détermination ! Je pense que c’est des jeunes déterminés, engagés et qui ont soif de se prendre en charge. C’est ça que j’apprécie en cette promotion et c’est là toute ma fierté de voir des jeunes qui ont accepté que je parraine. Ils sont engagés, déterminés et veulent se prendre en charge. C’est cet aspect qui me plait beaucoup. Et sur lequel je dois m’investir beaucoup pour mettre à leur disposition tous les outils nécessaires qui leur permettront de se prendre en charge. Une chose est de vouloir se prendre en charge, une autre est de doter la personne de tous les instruments techniques, professionnels de façon à ce que leur insertion soit possible. Je pense que c’est la conjugaison de ces deux facteurs qui fait qu’en trois ans déjà plus de la moitié de la promotion a pu faire leur chemin.

Votre façon de parrainer est différente de celles qu’on a l’habitude de voir chez nous. Avez-vous un message et un conseil pour cette jeune génération ?

Je leur ai dit, quand on accepte une responsabilité, il faut aller jusqu’au bout de cette responsabilité. Parce qu’accepter d’être le parrain d’une promotion c’est d’accepter une responsabilité. Quand on ne peut pas assumer une responsabilité, il ne faut pas l’accepter. Mais quand on accepte une responsabilité, il faut l’assumer. Il ne faut pas l’accepter à la légère. C’est une question de crédibilité et de sérieux pour soi-même et pour les autres. J’ai à cœur le parrainage de cette promotion là. Le message que je leur dis est que tout est possible quand on a confiance en soi-même. Et il n’y a pas de problème sans solution. Tous les problèmes se posent avec leurs solutions. Chacun d’eux à en lui une potentialité cachée. C’est en ayant confiance en soi qu’on extériorise ses potentialités. Qu’on accepte de se remettre en cause. J’ai terminé mes études cela fait six mois, je n’ai pas eu un emploi. Pourquoi je n’ai pas eu d’emploi ? Qu’est ce qui me manque ? Qu’est ce qui n’a pas marché ? Il ne faut pas chercher ailleurs, il faut chercher en soi-même ce qui ne va pas. Une fois que tu as pu faire ce diagnostic personnel. C’est difficile de se remettre en cause mais, toutes les fois que tu acceptes de te remettre en cause face à un problème. Cela veut dire que tu as réglé la moitié du problème. C’est en cela que, je l’ai accompagné. Je les conseille à ne jamais se laisser prendre par le découragement. Parce qu’il n’y a pas de problème sans solution.

Propos recueillis par A.B.D

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *