L’AN I du PARCB : le bilan est globalement satisfaisant et encourageant

Projet d’Appui au Renforcement de la Résilience des communautés de base : Le Ministre de l’Agriculture, M. Daniel Siméon KELEMA, a présidé le jeudi 27 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture des travaux de la 2ème Session du comité de pilotage du Projet d’appui au renforcement de la résilience des communautés de base (PARCB), dans la salle de réunion de la DFM du Ministère de l’Agriculture. Au cours de cette journée Dr Alou Barry Coordonnateur de ce projet a présenté le bilan des activités de 2025 et a fait la projection budgétaire 2026 estimée à prés de 7 milliards de F CFA. L’objectif de cette rencontre annuelle était de permettre aux membres du comité de pilotage d’évaluer les activités du projet dont les résultats sont jugés encourageant malgré les difficultés rencontrées.
Lancé courant le 28 août 2025 et financé par la Banque Africaine de Développement BAD, le projet a pour objectif de contribuer significativement au renforcement de la résilience des populations par l’amélioration de l’employabilité des jeunes et femmes dans les chaînes de valeur agricole climato-résilientes et sobres en carbone dans les régions de Koulikoro et Bougouni. Cet ambitieux projet est piloté par Dr Alou Barry pour le bonheur des bénéficiaires.
Dans sa présentation Dr Barry fera savoir que l’année 2026 représente une phase charnière pour l’exécution opérationnelle du projet, intervenue après son lancement officiel en août 2025 et l’achèvement du recrutement de l’équipe de projet en novembre 2025.
Dotée d’un budget prévisionnel global de 6 919 455 122 FCFA, cette étape se concentre principalement sur les activités techniques, les études préparatoires ainsi que le démarrage de certains travaux.
Dans la répartition budgétaire, plus de 80 % des ressources sont consacrées aux services. Cette orientation traduit la volonté de poursuivre et d’approfondir les études techniques, environnementales et sociales indispensables à la préparation et à la réalisation des futurs investissements.
En 2026, le PARCB prévoit la signature de conventions de collaboration avec l’ensemble des partenaires de mise en œuvre. Ces conventions définiront précisément les modalités de partenariat, les responsabilités et les contributions de chaque acteur, garantissant une exécution harmonisée et efficace des activités.
Par ailleurs, il faut noter que l’exercice 2026 consolide les actions engagées en 2025, tout en renforçant l’équipe technique grâce au recrutement d’experts en suivi-évaluation, en agrobusiness, en employabilité ainsi qu’un assistant en passation des marchés. Avec l’appui constant de la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’implication active des structures partenaires, le projet dispose ainsi des conditions nécessaires pour atteindre les résultats attendus au cours de l’année.
Enfin, il convient de souligner que les difficultés relevées en 2025 dans le cadre des procédures de passation des marchés, tant pour les marchés de fournitures que pour ceux de travaux, ont conduit à une reformulation des documents concernés. Cette reformulation vise à assurer une meilleure précision technique, à renforcer l’harmonisation avec les exigences de planification, de suivi-évaluation, ainsi qu’à définir de façon claire la zone géographique des interventions.
« En conséquence, une requête a été adressée à la BAD pour avis. » a-t-il souligné aux participants.
Un bilan encourageant…
Au titre de l’année 2025, la mise en œuvre du Projet d’Appui au Renforcement de la Résilience des Communautés de Base a enregistré des avancées significatives tant sur les plans organisationnel, technique qu’institutionnel. Cette première année a principalement été consacrée aux activités préparatoires : le lancement effectif du projet ; l’identification des sites d’intervention, la concertations avec les communautés bénéficiaires et la mise en place du dispositif de sauvegarde environnementale et sociale.
Selon Dr Barry, il convient de rappeler que le projet demeure en phase de démarrage, plusieurs activités ne pouvant être engagées qu’après le recrutement effectif des experts techniques. Or, certains experts clés n’ont été mobilisés qu’au mois de novembre, soit en fin d’exercice, entraînant la reprogrammation d’une partie de leurs activités au titre de 2026.
Pour 2025, des avancées significatives sont à souligner, notamment dans le processus de sélection des bureaux de consultants chargés des études techniques pour les travaux prévus : la réhabilitation de périmètres irrigués, l’aménagement de pistes rurales, le développement de bas- fonds et périmètres maraîchers, ainsi que la construction et équipement d’infrastructures agricoles. Cette étape constitue un préalable indispensable à la réalisation des ouvrages prévus dans le cadre du projet. « L’année 2025 a également été marquée par l’élaboration des conventions de collaboration avec les partenaires techniques de mise en œuvre, intégrant une clarification des rôles et responsabilités ainsi que la désignation officielle des points focaux. Les processus de signature sont actuellement en cours. » a-t-il fait savoir aux membres du comité de pilotage.
À cela s’ajoute l’installation effective du l’ensemble du personnel du projet, l’acquisition des motos destinées aux partenaires de terrain, la réception des véhicules ainsi que divers équipements nécessaires au fonctionnement de l’Unité de Gestion du Projet.
Malgré les défis rencontrés, le bilan de cette première année a été jugé globalement satisfaisant et encourageant par les participants. Les activités en cours ou non réalisées ont été reprogrammées pour cette année, avec les ajustements requis afin de garantir une mise en œuvre réaliste et efficace.
La remise symbolique des matériels roulants par M. Daniel Siméon KELEMA, Ministre de l’Agriculture en présence du responsable Pays BAD au Mali par Intérim a mis fin à cette cérémonie.
Aliou Badara Diarra
L’ENQUÊTEUR
