22 mai 2024
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BLANCHIMENT DES CAPITAUX ET FINANCEMENT DU TERRORISME: La presse malienne à l’école de la CENTIF

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newsnet 26416 witwassen

newsnet 26416 witwassenLa cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a organisé le 7 juillet 2016, un atelier de formation en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme à l’attention des journalistes. La session d’une journée a eu lieu à la Maison de la presse, sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Moumouni Guindo, en présence du Président de la Maison de la presse, Dramane Alou Koné et du Président de la Centif, Marimpa Samoura. Trois formateurs nationaux certifiés de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) ont présenté une communication chacun.

Le Président de la Maison de la Presse, Dramane Alou Koné pense que cette formation est une « initiative heureuse. » Car, dira-t-il, « un journaliste mal informé est un danger pour le pays tout entier. La presse doit jouer un rôle central dans la lutte contre le blanchiment d’argent. Le Mali souffre beaucoup de la corruption et de la fuite des capitaux. », ajoutera-t-il.
Pour le Président de la Centif, Marimpa Samoura, il s’agissait de montrer à la presse que le  « blanchiment ne se définit pas qu’en termes d’évasion fiscale, mais qu’il englobe d’autres contours qu’il est important que la presse. Il s’agissait alors de discuter et d’échanger autour du phénomène. Les gens ne comprennent pas que les biens mal acquis sont également constitutifs du blanchiment d’argent. Rappelant que depuis l’indépendance, « le Mali est engagé dans la lutte contre la corruption ; un phénomène dangereux qui déstabilise l’Etat. Phénomène qui gangrène la société. »
Quant au Secrétaire Général du département de la Justice et des Droits de l’Homme, Moumouni Guindo, il a salué l’initiative de la Centif d’associer la presse à son combat et rappelé que « la presse est un vecteur, un allié important en matière de bonne gouvernance. » Pour M. Guindo, il s’agit d’une « initiative bienheureuse de faire reculer l’horizon de l’absence d’information. »  Tout en reconnaissant lui aussi les immenses efforts que les différents régimes ont faits pour lutter contre la corruption à travers l’adoption de certains textes afférents à la question de l’ « atteinte à l’économie nationale ou au bien public. » Il s’agit par exemple de la création de la Cour spéciale de sûreté de l’Etat, la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite, le Bureau du Vérificateur Général, les 16 inspections ministérielles et les états généraux de lutte contre la corruption. Mais, c’est en mars dernier, qu’au travers de la loi n°2016 – 008/AN – RM du 17 mars 2016,  relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la Centif, dernier-né des organes traitant des informations financières. Le Secrétaire Général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ajoutera aussi que « la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme est une composante de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.»
Trois communications ont marqué cette session de formation. Elles ont été présentées respectivement par Mamoudou Kassogué, magistrat au Tribunal de Grande Instance de la Commune III du District de Bamako sur les notions de base (blanchiment, financement du terrorisme et prolifération des armes de destructions massives) et sur les méthodologies du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, le Contrôleur général de police, Soulaimana Traoré, non moins membre de la Centif a présenté la cellule, ses rôles et missions et Mme Touré Aminata Dembélé, elle aussi, membre de la Centif, a parlé des obligations des assujettis (des institutions financières et bancaires) dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
A.S.G
Source : L’Enquêteur

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